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27.11.2007

Nicolas Sarkozy rencontre la communauté française de Pékin, le 26 novembre 2007

e26cb366fcafbf2365a5b497da7e95a6.jpg«Je lui ai serré la main, il m’a dédicacé son livre, puis je lui ai offert un sceau avec son nom en chinois. Il est gentil», raconte, encore émue, Annabelle, 26 ans, présidente du comité de soutien pékinois à Nicolas Sarkozy. Comme elle, ils étaient près de 600 Français, sur les 4.000 que compte officiellement la capitale, à s’être déplacés en plein lundi après-midi, au-delà du quatrième périphérique de Pékin, pour saluer leur Président. La plupart acquis à sa cause, Nicolas Sarkozy ayant réalisé 57,3% des voix au second tour de l’élection présidentielle.

Pour réunir les Français, Nicolas Sarkozy n’a pas choisi un lieu au hasard: le quartier artistique de Dashanzi. Dans des centaines de hangars et logements désaffectés, autrefois un complexe de production d’électricité, se trouvent les galeries d’art les plus branchées de la capitale. Alors, quand Nicolas Sarkozy fait son entrée dans l’espace 706, vaste lieu d’exposition mi-futuriste, mi-industriel, c’est pour venir saluer une communauté de «pionniers, passionnés de la Chine», à l’image de Dashanzi, repère de l’avant-garde artistique chinoise. «Si la France est un grand pays, c’est parce que des gens comme vous vont voir ailleurs ce qui se passe», souligne le Président.

«C’est un discours encourageant»

Des mots qui séduisent la fibre patriotique de Gaultier, étudiant en ingénierie. Venu spécialement en train depuis Shenyang, avec toute sa classe, il se dit heureux de retrouver des Français: «A Shenyang, nous ne sommes qu’une petite quarantaine». Ceux qui n’ont pas «voté Sarkozy» avouent être venus «par curiosité». C’est le cas de Juliette, en poste chez BNP Paribas, qui lui reconnaît un certain charisme: «Il est fort, il a même réussi à faire chanter la Marseillaise à ses ministres!» Les familles d’expatriés, ont particulièrement apprécié son discours, comme l’explique Richard Hébras, père de trois enfants et cadre chez Vilmorin: «C’est un discours encourageant. En Chine, nous avons le sentiment d’être aux avant-postes, mais personne ne nous le dit jamais».

Composée essentiellement de salariés de grands groupes et de quelques étudiants il y a vingt ans, la communauté française de Pékin a aujourd’hui changé de profil. «Les nouveaux venus sont jeunes et dynamiques», souligne Virginie Deslandres, avocat chez Norton Rose et en Chine depuis 20 ans. «De plus en plus de gens, qui ont autour de la trentaine, viennent tenter leur chance en solo en Chine. Ils ont de l’imagination», assure-t-elle.

«Il est pragmatique et direct»

C’est à eux que Nicolas Sarkozy souhaite s’adresser, quand il affirme vouloir que la Chine accorde «sa confiance à nos entreprises et à nos ingénieurs». Parmi ses fervents partisans, Lili Ren, directrice de l’agence de communication Parishine. Cette Chinoise naturalisée française n’a d’yeux que pour le «beau Nicolas. La moitié des Françaises doit être amoureuse de lui, lance t-elle en souriant. Chirac en faisait trop, lui, il est pragmatique et direct.»

Pourtant dans la salle, on cherche les jeunes entrepreneurs. «Il y en a peu, remarque Juliette. Mon mari a une boîte de 4 salariés, vous pensez qu’il a le temps de prendre une après-midi pour déguster des petits-fours avec le Président?»


De notre correspondante à Pékin, Philippe Charles

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