« Langues régionales: l'UMP reporte le débat après les municipales | Page d'accueil | Les libéraux de l'UMP restent sur leur faim »

16.01.2008

Langues régionales: l'UMP reporte le débat après les municipales

f90233a03963328d8e1c38b16c655dbc.jpgLes députés UMP ont décidé de renvoyer à l'après-municipales la question de l'adhésion de la France à la Charte européenne des langues régionales, en découplant ce débat de la ratification du traité européen, a annoncé mardi leur chef de file Jean-François Copé.

"Nous avons décidé de reporter à un peu plus tard la démarche engagée par le vice-président de l'Assemblée, Marc Le Fur et une soixantaine de nos collègues, qui souhaitaient déposer un amendement pour les langues régionales", a-t-il expliqué à l'issue de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée.

"Avec l'accord du Premier ministre François Fillon, nous avons proposé que cela donne lieu à un débat spécifique, découplé de la réforme constitutionnelle, qui aura lieu après les municipales en préalable à la grande révision constitutionnelle" sur les institutions françaises, a-t-il précisé.

M. Le Fur n'a guère apprécié cette présentation des faits par M. Copé.

"J'ai déposé un amendement. Il a été repoussé en commission ce matin mais je compte aller jusqu'au bout de ma démarche en le défendant à nouveau dans l'hémicycle", a déclaré à l'AFP le député des Côtes d'Armor, irrité qu'on lui dise "à chaque fois que ce n'est pas le bon moment et qu'on verra plus tard".

Cet amendement au projet de loi constitutionnelle vise à lever l'obstacle de la ratification de cette Charte européenne, signée en 1999.

M. Copé a par ailleurs réaffirmé la volonté du groupe UMP de "soutenir la démarche proposée par le président de la République" sur le traité européen.

"Nous sommes déterminés à faire en sorte que la France, comme nous le souhaitons de tout coeur, soit l'un des tout premiers pays à ratifier le traité de Lisbonne", a argué M. Copé.

Mardi matin, "nous avons fait une démonstration de force en repoussant l'initiative des communistes en faveur d'un référendum", a ajouté M. Copé qui a ironisé sur les difficultés du PS à arrêter un positionnement lisible sur le processus de ratification du traité de Lisbonne.

Commentaires

Communiqué de la FELCO
Après le débat à l’Assemblée Nationale
sur les Langues de France du 15 janvier

La FELCO a suivi avec beaucoup d'attention le débat sur les langues de France qui a eu lieu le 15 janvier, à l’Assemblée Nationale, dans le cadre de la discussion sur la réforme constitutionnelle.
Deux amendements étaient soumis au vote, l'un, émanant du P.S. et proposant un remaniement de l'article 2, l'autre émanant de l'U.M.P. et concernant, lui, l'article 53.

La FELCO déplore qu'une fois de plus le gouvernement ait choisi de faire rejeter ces deux amendements.

Elle constate cependant deux faits :

* Si peu convaincantes qu'elles aient été, les réponses du rapporteur et de la Garde des Sceaux sont cependant moins consternantes que celles auxquelles leurs divers prédécesseurs nous avaient habitués.

* Nous prenons acte de la promesse de prendre enfin, plus tard, la question en considération, promesse reprenant d'ailleurs celle faite en son temps, durant la campagne, par le président de la République.

La FELCO sera très vigilante dans les mois qui viennent, dans l'attente de la mise à l'ordre du jour, enfin, d'un texte législatif faisant aux langues de France, en particulier l'occitan, la place qu'elles méritent.

Et elle ne manquera pas de rester en contact avec les élus, de toute tendance, qui se sont manifestés, au cours de ce débat ou au cours des précédents, pour réclamer un tel texte.

Nous saluons tout particulièrement les signataires des amendements 12 et 13, ainsi que ceux qui les ont défendus et votés dans la séance du 15 janvier, alors même que le gouvernement, dans la façon dont il envisageait le déroulement des débats, n'entendait de toute évidence pas leur laisser beaucoup de place.

Le présent échec, par conséquent, loin de nous décourager, nous incite à poursuivre le travail avec des élus, pour déboucher enfin sur une solution satisfaisante, propre à garantir aux langues de France un statut digne dans la République.
________________________________
Xavier Malby, co-secrétaire de la F.E.L.C.O.
Fédération des Enseignants de Langue et Culture Occitanes

Ecrit par : Xavier Malby | 24.01.2008

Nous soutenons l'initiative de Marc Le Fur et nous transmettrons votre communiqué aux instances de l'UMP

Ecrit par : Claude Guillemain | 24.01.2008

Les commentaires sont fermés.