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08.06.2009
Européennes 2009 : trois victoires et un enterrement
En termes de bien-être et de prospérité, les citoyens européens paieront chers le cocon social-démocrate qui repose sur le centralisme et l’excès réglementaire. » [Gitte SEEBERG, ancienne membre du PE, 2005]
ÉDITORIAL
Européennes 2009 : trois victoires et un enterrement
Vague bleue, souffle vert et dépression rose...
Les premières constatations que l’on peut faire au lendemain du scrutin, c’est qu’il y a incontestablement trois vainqueurs : l’abstention (près de 60 % en France, 57 % en Europe); la majorité présidentielle qui arrive en France largement en tête; la droite qui progresse partout en Europe et conforte ainsi le PPE dans son rôle de premier groupe politique au Parlement européen.
• L’abstention a encore gagné du terrain en France et en Europe, passant de 57,2 % en 2004 à 59,5 % en 2009 (de 55,4 % à 57 % en Europe), alors qu’elle n’était que de 39 % en 1979 (37 % en Europe). On mesure combien, en vingt ans tout ronds, le fossé s’est creusé entre le projet européen et la perception qu’en ont les ressortissants de l’UE (je ne me risquerais pas, en la circonstance, à écrire “les citoyens européens”). Triste anniversaire à cet égard !
Mais ne boudons pas notre plaisir au vu des résultats de notre formation.
• Car on ne peut que se réjouir du gain de 13 sièges de l’UMP et la majorité présidentielle. D’abord parce que, avec 27,9 % des voix, c’est mathématiquement une victoire. Ensuite, parce que s’agissant d’une élection intermédiaire, généralement défavorable au pouvoir en place (souvenons-nous du vote sanction de 2004 où l’UMP n’avait obtenue que 16,6 % des voix), le chef de l’État peut légitimement y voir une victoire personnelle. En effet, outre une mobilisation des troupes passablement excédées par les incessantes attaques dont il est l’objet de la part de l’opposition, l’Europe est certainement le domaine où il a le plus convaincu une majorité de Français, notamment lors de sa présidence de l’UE.
Saisissons l’occasion pour saluer le beau résultat de Françoise Grossetête dans le Sud-Est et la réélection de la plupart des eurodéputés UMP sortants, dont Alain Lamassoure.
Rendons aussi à César ce qui lui revient et saluons le score des Écolos, qui avec 16,3 %, font presque aussi bien que le PS (16,5 %), dont ils ont largement bénéficié du recyclage des voix.
• La crainte pour le groupe du Parti populaire européen (PPE) de perdre son statut de premier groupe au Parlement européen, notamment suite à la défection des Conservateurs britanniques, n’aura été qu’une fausse alerte puisqu’il demeure – largement – en tête avec 267 députés (36,3%) contre 159 pour la 2e force politique, le groupe des socialistes européens, qui chute de 215 à 159 sièges (27,6 %).
Saluons à cet égard, les excellents résultats de nos collègues espagnols du PP (42,3 %), italiens du PdL (34,7 %) et, malgré un léger tassement, allemands de la CDU (38 %), ce qui représente une victoire personnelle pour Silvio Berlusconi et Angela Merkel.
• Le grand perdant est sans nul doute le président du MoDem qui, après avoir vu fondre ses troupes à l’Assemblée nationale, se retrouve avec un quarteron d’euro-députés au Parlement de Strasbourg (6 très précisément) et un dévissage de 12 % en 2004 à 8,4 % en 2009. La stratégie de l’attaque personnelle, quasi-obsessionnelle à l’égard du président de la République, et plus que maladroite envers Daniel Cohn-Bendit, aura été vaine et ne fait que confirmer que la démarche poursuivie par le Béarnais se plaçait résolument dans la perspective de 2012.
Autre grand perdant, le PS qui chute de 28,9 % à 16,5 % et ne conservera que 14 des 31 députés de la précédente législature. Qui s’en plaindra ?
Enfin, en guise de conclusion, j’observe que les deux partis qui, chacun à leur manière, ont gagné cette élection en France, l’UMP et Écolo, sont celles qui ont parlé d’Europe aux Français. L’UMP qui a bénéficié de la dimension européenne du bilan de Nicolas Sarkozy, laquelle figurait en filigrane dans le slogan de campagne “Quand l’Europe veut, l’Europe peut”; les Écolos qui ont fait de l’Europe un véritable thème de campagne et en ont le mieux parlé.
Et si on mettait à profit les cinq années à venir pour s’essayer à un peu plus de pédagogie à propos de l’Europe...
Georges-Francis Seingry
Délégué de l’UMP pour la Belgique
Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger
Dernière minute. Selon un communiqué de l’Élysée, le président de la République “sait les attentes des Français. Ce succès aux élections européennes commande d'aller plus loin. L'Europe doit changer. Les réformes doivent continuer. Le président de la République prendra dans les jours qui viennent des initiatives ouvrant de nouveaux chantiers". Nicolas Sarkozy "souhaite recevoir avant le prochain Conseil européen des 18 et 19 juin, tous les chefs de partis représentés au Parlement de Strasbourg", ajoute le communiqué.
Sélection de sites pour résultats et commentaires :
http://www.elections2009-results.eu (PE)
http://elections.interieur.gouv.fr/index.html
http://www.ump2009.eu (UMP)
http://www.euronews.net
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