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13.06.2009

Le PS disparu

PS.jpgLe PS n'existe plus, il est mort, c'est politiquement une coquille vide, il n'en reste plus qu'une sorte de syndicat d'élus locaux (par ailleurs tout à fait respectables).

Ca commence en 2002 par un accident vasculaire cérébral. En abandonnant brusquement la tête du PS sur un coup de nerfs, et sans avoir préparé sa succession, Jospin décapite un système qui, d'organisation strictement hiérarchique, n'a de ce fait plus que très peu de chances de survie. Les baronnies désormais vont se déchirer.

En 2005 le PS meurt pour de bon : deux factions aux opinions radicalement opposées, les ouiistes et les nonistes, ne peuvent sérieusement cohabiter au sein de la même entité politique. C'est précisément là, en refusant de l'admettre, que le PS devient une coquille vide, un conteneur sans identité précise, réduit à sa seule machinerie administrative.

La suite c'est naturellement n'importe quoi, dont la bouffonnerie du personnage démago-populiste Ségolène Royal est le meilleur symbole. Les vieux schnocks (Kouchner, Lang, Allègre, etc) tombent le masque d'un conservatisme stupéfiant, Nicolas Sarkozy n'a plus qu'à "faire ses courses" en pratiquant l'ouverture dans cette assemblée au delà de l'agonie.

La question c'est de savoir si on doit regretter cette disparition.

Personnellement  je ne le pense pas. C'est une évolution darwinienne. Des entités comme le PS ne signifient plus rien aujourd'hui, il n'y a aucune raison, sinon leur inertie, qu'elles perdurent.

Certes ça fait un vide, certes on peut avoir des regrets.

Mais bon, un vide ça se comble d'une manière ou d'une autre
Et les regrets, on le sait bien, ça s'oublie très vite.

Claude Guillemain

Samedi 13 juin à 11h59

Commentaires

Les éléphants ont usés jusqu'à la corde le PS.
Bon ou pas bon pour la démocratie, il y aura toujours d'autres partis pour inventer une politique moderne.

Ecrit par : mario kekic | 08.09.2009

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