26.06.2008

«Il faut aller chercher les talents à l'étranger»

Propos recueillis par Ophélie Wallaert
25/06/2008 | Mise à jour : 14:44 | http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/25/01016-...

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ferrand.jpgLe sénateur UMP André Ferrand dresse un bilan en demi-teinte de la politique menée depuis un an en matière d'immigration économique.

Brice Hortefeux a dressé le 19 juin. Les chiffres montent que l'immigration familiale, principale porte d'entrée des migrants en France, est en baisse de 12,6%. L'arrivée de travailleurs étrangers a augmenté de 36% entre le 1er juin 2007 et le 31 mai 2008, même s'ils ne représentent encore que 9,4% des entrée. L'un des objectifs de la politique migratoire est d'attirer en France des personnes très qualifiées via la carte «compétences et talents». Seuls 44 étrangers l'ont pour l'instant obtenue en 2008. Dans un rapport de contrôle remis mercredi à la Commission des finances, André Ferrand, sénateur UMP des Français établis hors de France, explique qu'il reste encore beaucoup à faire.

Selon les chiffres révélés par Brice Hortefeux, on est encore loin des 50% d'immigration économique voulus par Nicolas Sarkozy. Pourtant les besoins sont là. D'où vient ce décalage ?

Jusqu'à il y a un an, on ne faisait quasiment rien. Mais ce n'est pas le genre de politique où on appuie sur un bouton et tout change. L'un des grands défis du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale est de mettre en état de marche nos administrations (préfectures, direction départementale du travail, ANAEM) et qu'à l'étranger nos consulats et ambassades se mettent au travail.

Justement, vous citez l'exemple du centre culturel du Caire qui donne des cours de français à des gens qui finalement choisissent d'immigrer… au Canada. La France ne fait pas envie ?

Non c'est avant tout un manque de communication de la part de nos ambassades. Par exemple, sur leurs sites, il y des rubriques « Investir en France», «Etudier en France» mais pas encore de «Travailler en France»...Nos diplomates ne sont pas dans une démarche prospective. Ce n'est pas du mauvais esprit mais ce n'est pas dans leur culture. Mais comme le ministère de l'Immigration n'a pas autorité sur le Quai d'Orsay, on ne peut pas les contraindre. Il faudrait que le chapitre immigration économique soit systématique sur la feuille de route donnée à chaque ambassadeur.

Vous pointez également du doigt l'attitude «attentiste» de l'administration française…

C'est ce que j'appelle la politique de guichet. On attend le client, on instruit des dossiers et c'est tout. Il faut une politique volontariste de la part des services de l'Etat, notamment dans les secteurs en tension (bâtiment, services à la personne, etc.) On remarque par exemple que seulement 30% des personnes arrivées dans le cadre du regroupement familial occupent un emploi. Il faut les aider à trouver du travail. Par exemple, un représentant de l'ANPE devrait être systématiquement présent au moment où ils signent leur contrat d'accueil et d'intégration.

Les démarches administratives sont complexes tant pour l'immigré qui veut travailler que l'entreprise qui veut l'embaucher. Comment les simplifier ?

La mesure la plus urgente serait d'introduire un délai opposable de deux mois pour les autorisations de travail. Aujourd'hui cela traîne parfois en longueur. Il faudrait estimer que si la direction départementale du travail n'a pas donné de réponse à l'entreprise dans un délai de deux mois, l'autorisation est alors accordée. Il faut être plus réactif face aux besoins des entreprises.

En matière d'immigration irrégulière vous parlez «d'épurer l'héritage du passé». Vous voulez dire qu'il faut régulariser les travailleurs sans-papiers en grève ?

Il ne s'agit pas de prôner la régularisation massive, ça se fera au cas par cas. Ceux qui entre dans le cadre des circulaires sur les métiers en tension seront progressivement régularisés. C'est pour cela qu'il faudrait remettre à jour annuellement les listes concernant les différents besoins des bassins d'emplois. L'Espagne les réactualise tous les 6 mois alors que de notre côté il n'y a aucun objectif à ce niveau là.

Le mouvement des sans-papiers montre qu'il est finalement simple de travailler avec de faux papiers. Comment y remédier ?

Aujourd'hui une entreprise est tenue de vérifier les papiers de ses employés auprès des préfectures. Si elle n'a pas de réponse au bout de deux jours, on considère que l'obligation de vérification a été respectée. Mais aujourd'hui, on doute qu'elles le fassent réellement, il faut s'assurer désormais que toutes les entreprises jouent bien le jeu.

Mais deux jours est-ce un délai réaliste pour une préfecture ? Finalement les entreprises peuvent profiter du système…

C'est vrai que les entreprises peuvent se dédouaner en cas de problème en disant qu'elles ont respecté l'obligation mais qu'elles n'ont pas eu de réponse. Mais c'est à l'administration de s'organiser. Idéalement c'est vrai, il faudrait que ce soit plutôt l'affaire d'une semaine maximum. Mon but est avant tout d'ouvrir des pistes, après elles seront discutées…

19.06.2008

Exit les langues régionales : la France au français !

« Nos enfants parlent texto, il faut renforcer le français et ce n'est pas en faisant appel aux langues régionales », déclarait l'un des opposants aux langues régionales, Jean Pierre Fourcade, sénateur UMP lors du débat qui a eu lieu le 18 juin au Sénat à propos de la modification de la Constitution.

En effet, les sénateurs ont voté à la majorité de 216 voix contre 103 un amendement demandant le retrait de la référence aux langues régionales dans l'article 1 de la Constitution.

Lorsque la diversité linguistique et culturelle est prônée dans le monde entier, la France est plus nationaliste que jamais. Il s'agit d'un des derniers pays en Europe à refuser de donner une place officielle aux langues régionales. À l'heure où la France est épinglée par les rapports internationaux sur son traitement des problématiques minoritaires, elle ne montre pas le visage d'un pays tolérant, bien au contraire.

Le texte prévoyant l'inscription des langues régionales dans la Constitution avait pourtant été adopté à la quasi-unanimité à l'Assemblée nationale, mais au Sénat la majorité UMP, ainsi que les communistes, les centristes, les radicaux et quelques socialistes ont voté un amendement demandant son retrait.

Déjà avant-hier, l'Académie française estimait que les langues régionales étaient un danger pour l'identité nationale, estimant que l'exclusivité du français était nécessaire dans un pays qui n'aime ni la langue anglaise, ni les langues régionales, ni certainement les autres langues dans la monde.

Doit-on en conclure qu'en France, le mot identité ne peut se prononcer qu'en langue française ? Ce vote du Sénat est au moins une belle preuve d'un jacobinisme farouche où la diversité n'a pas sa place. Alsaciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Occitans, Flamands, Bourguignons... doivent-ils se considérer comme des étrangers ?

A quoi joue-t-on à l'UMP ? La France a besoin de réformes profondes, de réformes structurelles, culturelles, politiques et économiques. Ce refus du Sénat est décidément de très mauvaise augure pour le succès des réformes que nous espérions. C'est à l'UMP de montrer l'exemple, de montrer le chemin de la modernité et des réformes.

Claude Guillemain

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11.06.2008

Douze députés pour les Français de l'étranger

Le futur découpage électoral devra assurer la représentation des expatriés sans modifier le nombre de sièges.

C'était l'une des promesses électorales du candidat Nicolas Sarkozy à l'Élysée : «Permettre aux Français vivant à l'étranger d'élire des députés, pour une représentation de ces Français dans nos institutions égale à celle des Français vivant en France.» La révision constitutionnelle en cours devrait lui donner corps en établissement que douze députés seront à l'avenir élus par les quelque 2,3 millions d'expatriés, dont 820 000 seulement sont inscrits sur les listes électorales. «Les Français de l'étranger contribuent largement à l'enrichissement de la France et à son rayonnement à travers le monde, explique Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP et conseiller à l'Élysée. Français au même titre que tous les Français, ils ont le droit d'être représentés comme le sont déjà les métropolitains. Nous allons enfin réparer une injustice.»

Serpent de mer politique, cette réforme était déjà défendue en 1981 par François Mitterrand qui l'avait inscrite en bonne place dans ses «110 propositions pour la France». En 1995, sans être aussi explicites, Jacques Chirac et Lionel Jospin avaient l'un et l'autre courtisé les électeurs de l'étranger. Et, en 1999, le Conseil économique et social s'était prononcé pour une telle représentation des Français de l'étranger.

Malgré le rapport Balladur

En dépit de la promesse de Nicolas Sarkozy, la patience des défenseurs de cette réforme a été une nouvelle fois mise à l'épreuve, fin octobre, par le rapport Balladur sur la révision des institutions. Le comité juge «inopportun de modifier le mode de représentation des Français de l'étranger» et «recommande que le système actuel de représentation des Français de l'étranger par le Sénat ne soit pas modifié». Il constate en effet que, dans de nombreux pays comparables à la France, les expatriés ne sont représentés que dans l'une de deux chambres. Et le rapport s'in­quiète des complications qu'une telle réforme aurait sur le redécoupage des circonscriptions, a fortiori avec l'introduction d'une dose de proportionnelle, autre promesse du candidat Sarkozy.

L'arbitrage a eu lieu fin mai. Lors de son entretien avec le président de la République, le secrétaire d'État aux Collectivités territoriales, Alain Marleix, s'est vu confirmer que le redécoupage devra comprendre la création de douze sièges pour les Français de l'étranger. Et cela dans la limite des 577 sièges existants. L'introduction d'une dose de proportionnelle est, elle, écartée, même si l'Élysée a envisagé, un temps, de l'appliquer à l'élection de ces nouveaux députés. Par souci d'égalité devant le suffrage, les députés des Français de l'étranger devraient être élus, comme leurs collègues, au scrutin uninominal à deux tours. De grandes circonscriptions seront créées lors du redécoupage.

Reste à trouver quels seront les douze sièges existants qui devront disparaître pour permettre cette réforme. Le recul démographique dans certaines régions devrait y aider, même si le principe de deux députés minimum par département est conservé. Mais cette redistribution se fera également au détriment des départements les plus peuplés qui pouvaient, eux, espérer gagner un ou deux sièges à l'occasion du redécoupage.

Conscients que cela se fera au détriment de douze de leurs actuels collègues, les députés ont tout de même voté en commission des lois, à l'unanimité, ce maintien à 577 sièges. «Il était indéfendable, aux yeux de nos concitoyens, d'augmenter le nombre des députés», explique le président UMP de la commission, Jean-Luc Warsmann. Des états d'âme que ne partagent pas les sénateurs, qui voient leur nombre passer de 321 en 2001, à 331 en 2004, 343 au terme des élections de septembre prochain et 348 en 2011.

06.06.2008

Vote YES to the LISBON TREATY!

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Groupe Facebook: http://www.facebook.com/group.php?gid=9347486530&ref=...

The Lisbon (or Reform) Treaty was signed on 13th December 2007, and the ratification phase has begun!

Following the negative referendum results on the Constitution in 2005 and the political crisis that Europe was faced with, it is crucial to put the EU back on track on the road to unification and out of the period of crisis and instability of recent times. Another negative result could put Europe back to square one. It is imperative to avoid this.

For full information on the Lisbon Treaty, why we need it and how it will change the status quo, visit :

www.yes2lisbon.eu

Pro Europeans across the continent must unite and join forces to win the yes vote in Ireland.

European Youth for an Irish YES is committed to building a trans-European network of pro European activists to campaign for the Irish YES! The presence of motivated young people campaigning in the streets of Ireland for a united Europe is crucial for the development of an effective campaign!

If you care about the future of Europe and if you support or want to be involved in the campaign, join this group!

Want to campaign in Ireland? Want to travel to Dublin between 11 - 12 June? Contact Toni Giugliano - European Youth for an Irish YES Campaign co-ordinator: toni.giugliano@jef.eu

If you are already in Ireland also get in touch to come along to campaign!

Coordonnées

Adresse e-mail :
Site web :
Ville :
Dublin, Ireland

02.06.2008

Après l'annulation par un juge civil de Lille en avril d'un mariage...

Après l'annulation par un juge civil de Lille en avril d'un mariage entre deux musulmans pour cause de non-virginité.

Certains préconisent un pourvoi du parquet général dans l'intérêt de la loi.

D'autres déclarent qu'il faut supprimer toute possibilité d'annuler un mariage.

Comme libéral et réformateur, je crois que les gens sont capables de savoir mieux que moi ce qui est bon pour eux, et je crois à la valeur du contrat, dans la mesure où il n'est pas imposé par la violence ou obtenu par tromperie, mais résultat d'une entente.

Quant au droit à la différence il n'exclut pas de respecter les lois en vigueur dans le pays d'accueil. Mais il n'empêche pas de conserver ses coutumes si (et seulement si) elles sont compatibles avec lesdites lois.

Je ne vois pas en quoi le fait de demander à une femme d'être vierge avant le mariage est contraire à nos lois, même si c'est ringard et si, effectivement, la femme n'en demande pas autant à son fiancé (mais elle aura du mal à vérifier). Je rappelle que certains catholiques sont tout aussi pointilleux sur la chose. On peut aussi annuler un mariage qui n'est pas consommé : la Princesse de Monaco le fit, et pas par la loi mais directement par le pape, ce qui lui évita l'excommunication liée au divorce.

Prenons le port du voile à l'école : si l'école publique obligeait les parents à s'engager sur un règlement intérieur et que les gens soient libres d'aller dans une autre école si on veut leur imposer quelque chose qui ne leur convient pas, il n'y aurait pas eu besoin de légiférer, avec pour résultat que les musulmans sont maintenant en droit de faire enlever les arbres de Noël.

C'est ça aussi le respect de la liberté et du développement individuel.

Claude Guillemain

UMP Mozambique

27.05.2008

Projet de loi constitutionnelle

1387629841.jpgChers Amis,

J’ai le plaisir de vous faire savoir que l’article 9 de la loi de modernisation des Institutions de la Vème République prévoyant la représentation des Français de l’étranger « à l’assemblée nationale et au Sénat » a été adopté par les députés la nuit dernière.

Par ailleurs, vous voudrez bien trouver ci-dessous le compte rendu intégral et définitif de mon intervention lors de la séance du mercredi 21 mai 2008 sur la discussion du projet de loi constitutionnelle de modernisation des Institutions de la Ve République et qui concerne les Français de l’Étranger.

Je vous en souhaite bonne réception.

Je reste à votre disposition,

bien amicalement.

Thierry MARIANI

Délégué Général de l’UMP

Chargé des Relations Internationales

et des Français de l’Étranger

Fédération UMP des Français de l'Étranger

55, rue La Boétie

75384  PARIS CEDEX 08

Tél: (33) 1 40 76 61 28

Fax: (33) 1 40 76 61 35

Mob: (33) 6 75 47 26 20

Modernisation des institutions
de la Ve République

Discussion d’un projet de loi constitutionnelle (suite)

M. le président. La parole est à M. Thierry Mariani.

M. Thierry Mariani. Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, madame la garde des sceaux, monsieur le secrétaire d’État, j’ai la charge de conclure cette discussion générale sur le projet de loi constitutionnelle. Or, une fois n’est pas coutume – je vous rassure –, je voudrais la terminer sur un point qui devrait faire l’unanimité dans cet hémicycle (« Ah ! » et sourires sur plusieurs bancs), si j’en crois les engagements, pratiquement similaires, pris sur la question par les deux principaux candidats aux élections présidentielles de l’année dernière, et que ce texte, monsieur le Premier ministre, va nous permettre de tenir. Je veux parler d’une disposition, passée quelque peu inaperçue bien qu’elle touche 1,3 million de nos concitoyens jusqu’à présent non représentés dans cet hémicycle.

Mme Claude Greff. Les Français de l’étranger !

M. Thierry Mariani. Je veux parler des Français de l’étranger qui, grâce à ce texte, y seront enfin défendus, entendus, écoutés et représentés.

Qui sont ces Français établis hors de France ? Écoutez bien ces chiffres, car cela peut nous amener à réfléchir.

M. Jean-Pierre Brard. Il y a Alain Prost en Suisse !

M. Thierry Mariani. À une époque, certains sont même partis en URSS, si ma mémoire est bonne ! (Rires.)

M. Jean-Frédéric Poisson. Et qui ne sont jamais rentrés !

M. Jean-Pierre Brard. Et d’autres à Londres !

M. Jean-Marie Le Guen. Prost n’est pas enfermé dans un camp, rassurez-vous ! (Sourires.)

M. Thierry Mariani. Le nombre de nos ressortissants inscrits sur le registre mondial des Français établis hors de France s’élevait, au 31 décembre 2007, à 1 326 087. Et d’après les observations de nos ambassades et nos consulats, la population française établie hors de France aurait augmenté en moyenne de 3 à 4 % ces dix dernières années.

Leur répartition a considérablement évolué. Nous ne sommes plus dans le schéma de Français expatriés établis majoritairement dans nos « anciennes colonies ». Aujourd’hui, les Français de l’étranger vivent majoritairement en Europe ou en Amérique anglo-saxonne : 99 288 en Allemagne ; 81 608 en Belgique ; 111 875 aux États-Unis ; 132 784 en Suisse ; 44 561 en Italie ; 107 914 au Royaume-Uni ; 36 782 en Algérie ; 16 937 au Liban, qui subissent les difficultés que vous connaissez. Et pour parler de pays auxquels on pense un peu moins : 253 au Zimbabwe, 58 au Saint-Siège…

M. Jean-Pierre Brard. Nous y avons même un chanoine !

M. Thierry Mariani. …trente-deux en Irak, 189 en Afghanistan.

M. Jean-Pierre Brard. Avec leur famille ?

M. Thierry Mariani. Ces Français de l’étranger se sont massivement inscrits sur les listes électorales pour voter lors des dernières élections présidentielles.

M. Jean-Pierre Brard. Sait-on pour qui ils ont voté ?

M. Thierry Mariani. En 2002, il étaient seulement 385 615 inscrits sur les listes électorales. Cinq ans après, leur nombre est passé à 822 944. C’est dire combien ces Français de l’étranger ont voulu participer à ce choix national des élections présidentielles.

Même si l’on en parle peu dans cet hémicycle, ces Français ont aussi leurs problèmes. Ainsi, lorsque vous êtes expatriés pendant deux ou trois ans à Séoul, à Abidjan ou à Berlin, vous avez besoin de scolariser vos enfants, afin qu’ils puissent suivre un cursus normal avant de rentrer en France – la scolarité des enfants est un de leurs principaux problèmes. Lorsque vous travaillez aussi loin de nos frontières, vous avez besoin d’être assuré que votre couverture sociale ou votre retraite suivra bien lorsque vous retournerez en France.

Vous avez également besoin d’avoir un minimum de reconnaissance : c’est bien beau d’encenser dans nos discours les Français de l’étranger, fer de lance de la France à l’étranger, défenseurs de nos valeurs, de notre économie ; mais les reconnaître à leur juste valeur et les défendre, c’était une charge jusqu’à présent uniquement dévoyée aux sénateurs…

M. Jean-Pierre Brard. Dévoyée ? Lapsus intéressant !

M. Thierry Mariani. Dévolue, pardonnez-moi !

…et aux conseillers élus des Français de l’étranger ; aujourd’hui, cette tâche peut aussi échoir à l’Assemblée.

Nicolas Sarkozy, le 30 mars 2007, déclarait : « En ce qui concerne votre représentation, elle est déjà assurée au travers des conseillers des Français de l’étranger, des Sénateurs établis hors de France, dont je salue le travail. Cependant, je souhaite que soit étudiée la possibilité d’instituer également des députés vous représentant. » Aujourd’hui, la réforme constitutionnelle nous donne l’occasion d’honorer un de nos engagements forts : l’article 9, alinéa 6, dispose que les Français établis hors de France seront représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat. Ainsi, les 1 326 000 Français établis hors de France, qu’ils soient au Zambèze ou ailleurs, seront désormais aussi bien représentés que ceux de Corrèze. Ils ne seront plus des Français entièrement à part, mais bien des Français à part entière. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.)

22.05.2008

L'Assemblée inscrit la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution

Je ne sais pas si j’ai un ego surdimensionné et si je suis un grand rêveur, mais permettez moi de laisser éclater ma joie ce soir.

 Que n’avons-nous pas entendu de la part des gens de gauche ! Jamais l’UMP ne laissera passer ce texte, l’UMP ne tiendra pas ses promesses, Le Fur est un baratineur et Guillemain un rêveur à l’égo surdimensionné.

Et pourtant, mes chers beaux parleurs, c’est arrivé et vous ne pourrez nier que c’est l’UMP et particulièrement le groupe des Réformateurs auquel appartient Marc Le Fur qui est à l’origine de cette grande victoire.

Notre association BREIZH 2004 se réjouit et félicite Marc Le Fur pour cette belle victoire.

Voici son communiqué :

« Le 22 mai 2008 restera dans l’histoire de la République la date à laquelle les langues régionales auront fait leur entrée dans la constitution » déclare Marc Le Fur, Député des Côtes d’Armor. « C’est pour moi et pour beaucoup d’autres députés, un moment d’emotion et l’aboutissement d’un long travail de conviction au sein de l’Assemblée nationale engagé depuis de nombreuses années » poursuit le Vice-Président de l’Assemblée nationale. « Je me réjouis qu’à l’initiative du Gouvernement, nos langues régionales soient désormais reconnues comme un élément de notre patrimoine commun. Je me réjouis qu’elles soient mentionnées dès l’article 1 de la constitution. » affirme Marc Le Fur.

« Cette nouvelle rédaction de l’article premier du texte constitutionnel confirme ma conviction », ajoute le Député des Côtes d’Armor, « selon laquelle le mot « égalité », qui figure dans la devise de notre République, ne signifie pas « uniformité » et prouve que l’unité de notre pays peut se concilier avec la différence. »

« Le nouvel article premier du texte constitutionnel lève par ailleurs les risque éventuels de censure par le Conseil constitutionnel de la loi-cadre sur les langues régionales annoncée pour le premier trimestre 2009 par la Ministre de la culture lors du débat parlementaire sur les langues régionales du 7 mai 2008. » continue Marc Le Fur avant de conclure « je ne peux m’empêcher de penser aujourd’hui aux marins de l’île de Sein qui, en juin 1940, représentaient le quart des militaires de la France Libre et dirent leur amour de la France en breton. »

Kenavo eur wech all

Claude Guillemain

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Dites oui à l'accueil de nos enfants à l'école les jours de grève


Dites oui à l’accueil de nos enfants à l’école les jours de grève

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17.05.2008

Sarkozy veut une UMP "réformatrice"

Sarkozy veut une UMP "réformatrice"

Le président Nicolas Sarkozy a exhorté la majorité UMP à se montrer "réformatrice" et non pas "conservatrice", lors d'un petit-déjeuner des responsables de la majorité à l'Elysée, selon plusieurs participants.

"Les conditions politiques sont favorables", a dit le chef de l'Etat, selon ces personnalités présentes à la rencontre. Il a évoqué un FN fini, un PS qui "n'est pas une alternative".

"On ne peut les nourrir que de nos conneries", a ajouté M. Sarkozy, cité par un haut responsable de son parti. "Nous sommes les seuls à pouvoir faire les réformes dont le pays a besoin", a-t-il lancé lors de cette rencontre convoquée à la hâte hier soir.

"La majorité doit être réformatrice et pas conservatrice", "il ne faut pas tomber dans l'immobilisme. Si la majorité donne le sentiment d'être conservatrice, elle est morte".

Source : AFP

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