17.03.2009

Surtaxer les riches oppose l'UMP à Méhaignerie

10.03.2009

HOMOPARENTALITÉ : LE MOT QUI FÂCHE

ericzemmour

Chronique politique d’Eric Zemmour

Vous avez aimé le travail du dimanche ? Vous adorerez l’homoparentalité. Des débats, des polémiques, un groupe parlementaire UMP en ébullition. Peut-être la démission d’un ministre, la très catholique Christine Boutin. Avec une différence majeure : la gauche soutiendra cette fois le gouvernement.

Mieux ou pire pour Fillon ? Tactiquement, on reconnaît la patte présidentielle : être une cible toujours mobile ; donner des gages à la gauche sociétale, les fameux « bobos » ; plaire aux médias ; paraître « moderne » et « libéral » surtout au moment où les mauvaises nouvelles économiques plombent l’ambiance.

Avec de semblables habiletés, Giscard, au milieu des années 70, espérait gagner les bonnes grâces de la génération 68 ; après son virage libéral de 1983, la gauche l’a imité : il fallait faire oublier le renoncement social par le progressisme sociétal. Le résultat est toujours le même : l’électorat populaire (et âgé) s’enfuit à toutes jambes. Celui qui a « fait » l’élection de Sarkozy.

Le Président a souvent regretté l’hostilité instinctive de la droite au pacs. Ce dernier s’est pourtant avéré l’apanage quasi exclusif des couples traditionnels, mais, devenu un mariage allégé, a rétabli une sorte de répudiation moderne. «L’homoparentalité existe, la loi doit donc la reconnaître.» On connaît l’antienne consumériste. Il existe aussi de nombreuses familles polygames en France. La loi doit-elle donc les reconnaître ? C’est le paradoxe de la droite : le marché qu’elle vénère détruit les valeurs ancestrales qui l’ont façonnée - famille, effort, mérite, nation.

Au moment même où Sarkozy renonce en économie à l’illusion du marché roi, qu’il retrouve les vertus du dirigisme pompidolien, il tarde à redécouvrir les conceptions conservatrices du même Pompidou : c’est justement quand l’économie bouleverse la vie des gens qu’il faut conserver un môle rassurant, les mœurs.

06.03.2009

On ne s'occupe pas de ceux qui subissent vraiment la crise

Alain Minc, homme d’affaires, essayiste, conseiller des grands patrons et conseiller du soir de Nicolas Sarkozy, a réaffirmé lundi 2 mars sur le plateau du ‘Grand Journal’ de ‘Canal+’ que « l’origine de la crise économique est grotesquement psychologique ». Une opinion qui pose le problème en des termes iconoclastes :

« La crise touche en réalité dans ce pays un million de gens, à peu près, dramatiquement, et ce sont ceux dont on ne s’occupe pas assez. Pour ceux qui ont un travail sûr, ou qui sont sous statut (comme les fonctionnaires), qui n’ont pas mis leur épargne dans des SICAV Actions la crise n’existe pas. Et justement, comme ceux-là pensent que la crise existe pour eux, ils ne sont pas solidaires de ceux pour qui elle existe vraiment. À force de dire que la crise concerne chacun de nous, on ne s’occupe pas de ceux qui la subissent vraiment » a-t-il déclaré.

 

Source : http://www.guysen.com/articles.php?sid=9346