17.03.2009

Surtaxer les riches oppose l'UMP à Méhaignerie

19.06.2008

Exit les langues régionales : la France au français !

« Nos enfants parlent texto, il faut renforcer le français et ce n'est pas en faisant appel aux langues régionales », déclarait l'un des opposants aux langues régionales, Jean Pierre Fourcade, sénateur UMP lors du débat qui a eu lieu le 18 juin au Sénat à propos de la modification de la Constitution.

En effet, les sénateurs ont voté à la majorité de 216 voix contre 103 un amendement demandant le retrait de la référence aux langues régionales dans l'article 1 de la Constitution.

Lorsque la diversité linguistique et culturelle est prônée dans le monde entier, la France est plus nationaliste que jamais. Il s'agit d'un des derniers pays en Europe à refuser de donner une place officielle aux langues régionales. À l'heure où la France est épinglée par les rapports internationaux sur son traitement des problématiques minoritaires, elle ne montre pas le visage d'un pays tolérant, bien au contraire.

Le texte prévoyant l'inscription des langues régionales dans la Constitution avait pourtant été adopté à la quasi-unanimité à l'Assemblée nationale, mais au Sénat la majorité UMP, ainsi que les communistes, les centristes, les radicaux et quelques socialistes ont voté un amendement demandant son retrait.

Déjà avant-hier, l'Académie française estimait que les langues régionales étaient un danger pour l'identité nationale, estimant que l'exclusivité du français était nécessaire dans un pays qui n'aime ni la langue anglaise, ni les langues régionales, ni certainement les autres langues dans la monde.

Doit-on en conclure qu'en France, le mot identité ne peut se prononcer qu'en langue française ? Ce vote du Sénat est au moins une belle preuve d'un jacobinisme farouche où la diversité n'a pas sa place. Alsaciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Occitans, Flamands, Bourguignons... doivent-ils se considérer comme des étrangers ?

A quoi joue-t-on à l'UMP ? La France a besoin de réformes profondes, de réformes structurelles, culturelles, politiques et économiques. Ce refus du Sénat est décidément de très mauvaise augure pour le succès des réformes que nous espérions. C'est à l'UMP de montrer l'exemple, de montrer le chemin de la modernité et des réformes.

Claude Guillemain

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05.06.2008

Charette dénonce «une direction trop monolithique»

Source: Le Figaro
Propos recueillis par Jean-Baptiste Garat
04/06/2008 | Mise à jour : 21:36 |
Commentaires 2
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Hervé de Charette : «Patrick Devedjian, c'est la tolérance zéro, alors que notre parti doit s'ouvrir à la diversité.»
Hervé de Charette : «Patrick Devedjian, c'est la tolérance zéro, alors que notre parti doit s'ouvrir à la diversité.» Crédits photo : Le Figaro

INTERVIEW - Le député de Maine-et-Loire, centriste passé à l'UMP en 2007, récuse le retour du «clanisme» dans son parti.

LE FIGARO. Vous avez qualifié la direction de l'UMP de «brejnevienne». Que lui reprochez-vous ?
Hervé de CHARETTE. La direction de l'UMP est trop monolithique : il n'y a ni débat ni confrontation. Notre parti a été organisé comme une formidable machine de guerre en vue de l'élection présidentielle. Mais en faire un parti qui soutient l'action du président de la République est une tout autre affaire. Accompagner Nicolas Sarkozy dans son action réformatrice implique que l'UMP remplisse sa fonction première : être le lieu de rassemblement de la droite et du centre. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

La faute en incombe-t-elle au secrétaire général de l'UMP ?
Patrick Devedjian, c'est la tolérance zéro, alors que l'UMP doit s'ouvrir à la diversité. Jusqu'aux centristes qui sont en son sein. D'ailleurs nos électeurs ne le cachent plus : ils ont de plus en plus de mal à se reconnaître dans une UMP «RPRisée», la reconstitution d'un clan qui protège des proches et singularise ou ostracise ceux qui souhaitent le débat.

Cette situation pose la question de votre présence dans l'UMP.
Je vous rassure : je suis à l'UMP et j'ai bien l'intention d'y rester. Mais je souhaite que ce parti donne corps, vie et consistance à l'expression des différentes sensibilités qui le composent. C'est un droit garanti par nos statuts. Le prochain conseil national doit impérativement se saisir de cette question.

Faute de quoi ?
La société dans laquelle nous vivons n'accepte plus le pouvoir solitaire, le langage unique, l'exercice monopolistique. Si l'UMP échoue dans cette tâche, elle explosera. Mais je ferai tout pour que l'on réussisse : cette fois-ci, Don Quichotte va gagner.

Vous vous êtes abstenu, mercredi, lors du vote sur le projet de loi de révision des institutions…
Je n'ai pas caché mon hostilité devant les facéties institutionnelles de la commission Balladur. La force d'une Constitution, c'est qu'elle dure, et la nôtre est encore jeune et plus moderne qu'on ne le dit. Depuis, le gouvernement a fait un geste. Mon abstention est plutôt un signal positif.

22.05.2008

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17.05.2008

Sarkozy veut une UMP "réformatrice"

Sarkozy veut une UMP "réformatrice"

Le président Nicolas Sarkozy a exhorté la majorité UMP à se montrer "réformatrice" et non pas "conservatrice", lors d'un petit-déjeuner des responsables de la majorité à l'Elysée, selon plusieurs participants.

"Les conditions politiques sont favorables", a dit le chef de l'Etat, selon ces personnalités présentes à la rencontre. Il a évoqué un FN fini, un PS qui "n'est pas une alternative".

"On ne peut les nourrir que de nos conneries", a ajouté M. Sarkozy, cité par un haut responsable de son parti. "Nous sommes les seuls à pouvoir faire les réformes dont le pays a besoin", a-t-il lancé lors de cette rencontre convoquée à la hâte hier soir.

"La majorité doit être réformatrice et pas conservatrice", "il ne faut pas tomber dans l'immobilisme. Si la majorité donne le sentiment d'être conservatrice, elle est morte".

Source : AFP

16.04.2008

Georges Tron (UMP): la première année de Sarkozy, "année de déception"

6125551.jpgPARIS (AFP) - Georges Tron, député UMP de l'Essonne, juge que la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une "année de déception", dans une interview parue mercredi dans France-Soir.

"C'est une année de surprise et finalement de déception", déclare l'élu villepiniste. "Une année en tout cas difficile pour notre majorité".

Il faut, selon lui, "redonner des repères politiques à nos électeurs que l'ouverture a troublés plus qu'il n'y paraît, accepter le débat d'idées au risque des critiques, avoir le courage enfin de s'attaquer aux blocages de l'économie française nettement au-delà des mesures proposées".

Interrogé sur la colère de députés de la majorité, il assure: "nous avons l'impression que nous ne sommes plus écoutés comme nous le devrions, et que l'Assemblée est transformée en chambre d'enregistrement. Le président de la République qui avait été si attentif aux parlementaires avant son élection devrait aujourd'hui se souvenir de sa méthode durant cette période".

"De quelle rupture parle-t-on? Finalement, je n'en vois pas vraiment hormis sans doute la façon de gouverner", observe-t-il également.

Christian Estrosi réclame l'élection des dirigeants de l'UMP

116076380.jpgChristian Estrosi

PARIS (Reuters) - Estimant que l'UMP s'est coupée de sa base, le maire de Nice, Christian Estrosi, réclame l'élection par les militants des dirigeants du parti majoritaire.

Dans un entretien au Figaro, mercredi, il dénonce l'actuelle organisation collégiale de l'UMP, comprenant un secrétaire général et un vice-président du conseil national en se demandant "d'où cette direction tire sa légitimité."

"Nous nous sommes progressivement coupés de notre base populaire. Nous devons engager un grand débat national dans le parti, suivi d'une consultation de tous les militants", déclare-t-il.

"La démocratie dans le parti doit être réhabilitée. C'est pour cette raison que j'appelle à une désignation par les militants de tous les responsables de l'UMP", ajoute Christian Estrosi, qui précise n'être "candidat à rien."

Prié de dire s'il vise l'actuel secrétaire général, Patrick Devedjian, le maire de Nice affirme qu'il ne s'agit pas d'une affaire d'homme.

24.03.2008

Novelli : "Réformons l'UMP en profondeur"

  http://www.lefigaro.fr/politique/2008/03/24/01002-2008032...

Propos recueillis parJudith Waintraub
24/03/2008 | Mise à jour : 08:14 |
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Hervé Novelli : « L'UMP doit créer son propre espace pour aider, éclairer, voire devancer l'exécutif. » Crédits photo : Le Figaro

Le président des Réformateurs demande que la sensibilité libérale soit prise en compte au sein du parti.

Hervé NOVELLI.   Nous portons chacun à l'intérieur de l'UMP une part de responsabilité. Le parti n'est plus assez ce lieu de débat collectif, d'expression de la diversité des sensibilités et d'offensive intellectuelle contre la gauche qu'il était lorsque Nicolas Sarkozy le présidait. Cette dernière lacune a été particulièrement criante aux municipales. Il y a eu trop peu de mobilisation nationale pour ré­pondre à la campagne de la gauche sur le problème du pouvoir d'achat, qui est réel, ou sur le prétendu plan de rigueur qui allait suivre les élections.

L'UMP doit créer son propre espace pour aider, éclairer, voire devancer l'exécutif, comme elle le faisait depuis 2004. Les Réformateurs organiseront, le 6 mai, un grand « rendez-vous de la réforme » pour faire le bilan de celles déjà en vigueur, identifier celles qui doivent être engagées au plus vite et proposer leurs solutions pour atteindre les objectifs fixés par le président de la République. Quand Nicolas Sarkozy présidait l'UMP, il faisait vivre le débat par des colloques ou même des votes en conseil national. Cela doit continuer et s'amplifier. Sous sa présidence, le parti était pluriel. Depuis dix mois, nous n'avons pas eu le temps de reconstituer ce climat, au risque d'apparaître comme exclusivement suiviste. Une UMP monolithique serait à la fois une trahison de l'histoire des familles qui ont fusionné pour la construire et un déni de la réalité actuelle, où les sensibilités qui forment l'arc de la droite au centre ne correspondent plus forcément aux anciennes appellations.

Non. Il ne s'agit pas de s'affronter ou de se diviser comme le font les socialistes, mais d'être le plus vivant possible et ainsi plus efficace dans l'opinion. Puisque nous réformons la France, réformons aussi l'UMP en profondeur. Au sommet, le partage des responsabilités n'est pas optimal. Je souhaite qu'il soit clarifié : au secrétariat général, la gestion quotidienne, et au Conseil national, l'organisation des débats. Je demande aussi que les sensibilités actuelles, dont la sensibilité réformatrice et libérale qu'avec d'autres je représente, soient intégrées dans les instances dirigeantes de notre formation et associées à sa gestion. Les Réformateurs sont puissants à l'intérieur du groupe UMP à l'Assemblée nationale, mais ils me paraissent ignorés dans la direction du parti. Notre poids et, en conséquence, notre influence ne sont pris en considération ni par l'exécutif ni par le législatif de l'UMP.

La diversité de l'UMP est la condition de sa réussite à fédérer toutes les volontés du centre et de la droite. Si cette diversité n'était plus à l'ordre du jour, il faudrait le dire clairement et revenir à ce que la majorité a connu durant les vingt-cinq ans qui ont précédé 2002, c'est-à-dire aux anciennes familles politiques. Cherchons ensemble comment éviter ce retour en arrière, jalonné de tant de mauvais souvenirs.

06.02.2008

Renouvellement de votre cotisation UMP pour 2008

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Chers Amis,

Pour votre cotisation UMP 2008, je vous conseille de la renouveler en ligne en utilisant le lien suivant :

http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/agir/adhe...

avec paiement par carte bancaire.

Bien cordialement,

Claude Guillemain

Délégué Section UMP du Mozambique

 

18.01.2008

Les libéraux de l'UMP restent sur leur faim

S'ils louent le dialogue entre les partenaires sociaux, les « réformateurs » de la majorité ne voient dans ce compromis qu'un premier pas.
« Pas mal mais peut mieux faire ». Cette notation d'un élu, qui tranche avec l'enthousiasme affiché par les ténors de la majorité, en témoigne : le projet d'accord sur le marché du travail conclu entre les partenaires sociaux a laissé les libéraux de l'UMP sur leur faim. En dépit de quelques « avancées », ils jugent surtout le texte « perfectible » et « loin du compte ». « Ce compromis n'a de sens que si c'est une étape dans le mouvement. Il n'a pas achevé le sujet », prévient Gérard Longuet, sénateur de la Meuse et vice-président des Réformateurs, club qui rassemble une centaine de parlementaires. « Le médicament est bon mais la posologie est un peu modeste », renchérit Jean-Michel Fourgous, le député des Yvelines. Elu de la Drôme, le villepiniste Hervé Mariton se plaît à relever, lui, que « ce n'est pas une rupture » et qu'« on est assez loin de la révolution contractuelle » souhaitée par François Fillon.

Eloge de la méthode

Certains libéraux regrettent que la durée de la période d'essai n'ait été augmentée que par dose « homéopathique » sans mettre un terme à « la peur d'embaucher ». D'autres auraient aimé que le droit du travail soit véritablement simplifié alors qu'est créé un nouveau contrat, le « CDD à objet défini ». Rêvant que les entrepreneurs n'aient pas toujours à justifier les raisons d'un licenciement, ils assurent que le nouveau dispositif ne va pas réduire les recours judiciaires. Mais ils marchent sur des oeufs. La plupart des élus, comme le député du Gard Jean-Marc Roubaud, renvoient leurs espoirs de « faire bouger les lignes » aux accords de branche et d'entreprise. Et les quelques-uns qui se disent prêts à monter au créneau lors de l'examen du texte au Parlement assurent ne pas vouloir être « brutaux », s'inquiétant de savoir si les Français les comprendront.

Faute de mieux sur le fond, les « réformateurs » de l'UMP se consolent en faisant l'éloge de la méthode. « Une rupture culturelle », dit Jean-Michel Fourgous. « Nous avons comme réflexe de faire confiance à la politique contractuelle. Mieux vaut un accord imparfait conclu par les parties qu'un accord parfait qui ne soit pas accepté », explique Gérard Longuet. Louis Giscard d'Estaing, le député du Puy-de-Dôme, se fait lui aussi pragmatique : « Ce qui à travers le dialogue permet de faire bouger les lignes est toujours positif. »

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