09.01.2008
Le service minimum à l'école
Le service minimum dans les écoles primaires, c'est pour dans quinze jours. Anticipant sur la rentrée 2008, Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale, demande aux maires des communes volontaires de l'expérimenter dès le 24 janvier, date de grève nationale à l'Éducation nationale. Il a envoyé hier une «note» détaillée à l'attention des recteurs : le financement du dispositif sera assuré à partir des fonds correspondant aux retenues sur salaire des enseignants grévistes : les mairies recevront 90 euros par tranche de quinze élèves à garder.
Les maires organiseront l'accueil des enfants dans leurs centres d'accueil ou lieux de loisirs, en s'appuyant sur le personnel issu de diverses structures associatives, puis ils seront remboursés. Depuis 2003, pour chaque jour de grève, l'État prélève en effet un trentième du salaire des professeurs grévistes , une manne non négligeable. Les enseignants qui veulent faire la grève devront quant à eux impérativement se déclarer 48 heures à l'avance. Interrogé sur un possible échec, le ministre a indiqué qu'il discuterait avec les syndicats si ça ne marchait pas, mais qu'il ne reculerait pas sur ce sujet.
Les Français de l'Etranger sont des gens pragmatique. Aussi, souhaitons qu'un système équivalent soit organisé dans les Ecoles Françaises à l'Etranger et que cette conception originale du service minimum conduise, en toute logique, et au premier chef, les directions d'écoles à assurer un service minimum en cas de grève des enseignants, et en deuxième recours, les Ambassades et Consulats à prévoir un accueil des enfants dans tous les cas.
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11.12.2007
Xavier Darcos va lancer le service minimum à l’école
Marie-Estelle Pech et Aude Sérès
10/12/2007 |
http://www.lefigaro.fr/actualites/2007/12/11/01001-20071211ARTFIG00105-xavier-darcos-va-lancer-le-service-minimum-a-lecole.php

Crédits photo : Nicolas Tavernier/REA
Le gouvernement réfléchit à trois pistes pour ouvrir les écoles primaires pendant les grèves.
Les garderies d’enfants organisées à la dernière minute par des parents stressés seront-elles bientôt rangées au rayon des mauvais souvenirs ? Le ministre de l’Éducation, Xavier Darcos, doit livrer aujourd’hui trois pistes qui pourraient révolutionner la vie des parents d’élèves du primaire les jours de grève. Les collèges et les lycées sont, eux, déjà tenus de rester ouverts les jours de grève. L’hypothèse d’un «accueil minimum» dans les écoles primaires en cas de conflit social avait été abordée par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle puis par François Fillon cet été et enfin par Xavier Darcos le mois dernier. Une idée simple mais un projet sensible sur lequel des concertations s’ouvriront dès le début de 2008 avec toutes les parties concernées (syndicats d’enseignants, association des maires de France et par ents). L’objectif étant, selon un expert gouvernemental, d’assurer l’ouverture de toutes les écoles «coûte que coûte» en respectant le droit de grève des enseignants.
Les deux premières pistes faisaient encore hier soir l’objet de discussions au sein du ministère. La première est la plus radicale mais aussi la plus incertaine : elle reposerait sur le vote d’une loi faisant obligation d’accueillir les enfants.
La seconde piste gouvernementale est aussi conflictuelle. L’État pourrait financer certaines activités des collectivités locales en matière d’accueil. Petite révolution qui pourrait faire grand bruit : l’argent pourrait provenir des retenues de salaire des enseignants pendant les jours de grève. En somme, les grévistes paieraient pour l’accueil de leurs élèves. Certaines collectivités organisent déjà des tours de garde pour dépanner les familles dans les écoles primaires en cas de grève. Une pratique que le gouvernement souhaite développer. Lors de la grève du 20 novembre dernier, les mairies ont d’ailleurs été plus nombreuses que d’habitude à organiser des garderies, notamment en Ile-de-France et en particulier dans les Hauts-de-Seine.
«Lorsque l’école accueille les élèves alors que les professeurs sont en grève, explique-t-on de source gouvernementale, on n’est plus sur du temps scolaire, mais sur du temps périscolaire. Cela relève donc des collectivités locales.» S’agit-il d’une façon pour le gouvernement de renvoyer la balle aux communes ? Aujourd’hui, si la totalité des enseignants font grève dans une école primaire, le directeur peut estimer que les conditions de sécurité ne sont pas assurées. Il doit référer de ce problème au maire ou à l’inspecteur d’académie, qui décident ou non de fermer l’école.
Informer les parents
Le maire peut ouvrir les portes même sans enseignants, en organisant un tour de garde. Aucune disposition législative ne le force toutefois à assurer cet accueil. Tout repose sur sa bonne volonté. Selon son bord politique, il peut se montrer plus ou moins conciliant. Dans plusieurs municipalités, comme Antony ou Meudon, les maires ont pris l’initiative d’ouvrir les centres de loisirs les jours de grève. Mais les élus ne sont pas forcément favorables à une généralisation de ces initiatives : «Nous ne souhaitons pas que le gouvernement règle le problème en imposant de nouvelles charges aux collectivités», explique-t-on à l’Association des maires de France. Tout dépend aussi des possibilités financières des collectivités. Ces «garderies» sont encore rarement assurées, car il n’est pas évident de trouver du personnel au pied levé. Ce n’est pas l’avis de Jean-Yves Senant, maire d’Antony : «Nous disposons d’un réseau d’animateurs mobilisés le mercredi mais qui peuvent être disponibles si on les prévient suffisamment à l’avance.» Il assure que l’accueil de 60 enfants le 20 novembre n’a coûté à la ville que 1 000 euros.
Troisième et dernier volet de réflexion pour le ministre : lorsque aucune solution n’a pu être trouvée pour accueillir les enfants, les directeurs sont censés informer les parents assez tôt afin qu’ils puissent prendre les dispositions nécessaires pour les faire garder. L’usage veut qu’ils soient prévenus dans les carnets de correspondance et par affichage devant l’école. «C’est loin d’être systématique», précise-t-on au ministère de l’Éducation nationale. Xavier Darcos entend que, au moins, cette pratique soit respectée.
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03.10.2007
La dégradation de l’enseignement
La destruction programmée du système d’éducation conduira dans dix ans, si rien n’est fait, à la ruine de l’économie. On en connaît la cause: une théorie fumeuse élaborée par des apparatchiks de l’Education nationale.

La faute n’en incombe pas à l’université. Les professeurs d’université s’accordent à déplorer le faible niveau des étudiants au sortir du lycée. A leur tour, les professeurs de lycée se plaignent du faible niveau des élèves au sortir du collège. C’est tout le système scolaire qui est atteint d’une maladie dégénérative.
On pourrait penser que cette maladie est provoquée par la société moderne, en particulier par l’empire de la télévision, d’internet et des jeux vidéo sur les jeunes générations. Il n’en est rien. Nous verrons ici que la politique menée depuis un quart de siècle pour réformer notre système d’Education nationale, loin de lutter contre les effets nuisibles des nouvelles technologies, est en réalité la principale cause de cette dégénérescence.
Les symptômes d’abord. Au collège et au lycée, les professeurs observent chez la plupart des élèves un manque d’application, une paresse intellectuelle et une absence de discipline qui rend très difficile leur travail d’enseignants. Le problème est le même à l’université. Les étudiants n’ont aucun désir d’apprendre. Leur seule ambition est d’obtenir au prix du moindre effort un diplôme qui, espèrent-ils, leur permettra de trouver du travail.
Et pourtant le taux de réussite au baccalauréat ne varie pratiquement pas depuis 1987, date à laquelle le ministre de l’Education nationale, Lionel Jospin, a fixé un objectif de 80 %. Rien d’étonnant, car pour tenir l’objectif les responsables des épreuves ont constamment descendu la barre. On comprend que le nombre de mentions « très bien » ait augmenté.
« L’école, telle qu’elle fonctionne actuellement, demeure ce qu’ont voulu faire d’elle Jospin, Allègre et Meirieu en particulier. Ces responsables ont imposé l’utopie comme principe pédagogique au sein des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), dont ils sont les promoteurs », dit Liliane Lurçat (1).
Cette utopie, en quoi consiste-t-elle ?
Le but clairement formulé par les apparatchiks de l’Education nationale qui se prétendent experts en « sciences de l’éducation » est une rénovation totale de l’enseignement par l’effacement du passé. Leur théorie énonce que l’élève doit construire lui-même ses savoirs. Ceci implique l’abolition de la discipline et de l’émulation. L’enseignant doit mettre les élèves dans une situation dont ils ne peuvent sortir qu’en découvrant eux-mêmes les réponses. Donc plus d’enseignement magistral, plus de démonstrations au tableau, plus de textes à apprendre par cœur.
Les écoles normales d’instituteurs ont été remplacées en 1991 par les Instituts universitaires de formation des maîtres, dont le champ d’action s’est étendu aux professeurs de collège et de lycée. L’IUFM a été conçu comme le principal instrument du programme de rénovation. Tous les futurs enseignants doivent y suivre une année de formation en alternance avec des stages dans un établissement.
Les méthodes de l’IUFM peuvent être comparées au lavage de cerveau pratiqué sur les intellectuels chinois par les maoïstes. Les stagiaires sont obligés, sous peine de ne pas être titularisés, d’enseigner selon les principes qui leurs sont imposés par l’IUFM. Beaucoup d’entre eux, plus instruits et plus cultivés que leurs « maîtres formateurs », portent un regard critique sur les absurdités de l’idéologie qui anime cette soi-disant « science de l’éducation ».
La réforme progresse lentement, mais sûrement, malgré la résistance héroïque de bon nombre de professeurs. Mais qu’adviendra-t-il quand ils seront tous à la retraite ? La ruine de l’éducation conduira à la ruine de l’économie. Dans dix ans, la France risque de se trouver au même rang qu’une ancienne République soviétique.
Il est urgent de rétablir un bon enseignement du français et des mathématiques à l’école primaire. Les progrès suivront naturellement au collège, au lycée et à l’université. Pour cela, il faut neutraliser définitivement les apparatchiks de l’Education nationale, auteurs de ce système maoïste caractérisé par la médiocrité et le mensonge. Si l’on commence dès maintenant, les premiers résultats concrets n’apparaîtront que dans dix ans. Une génération aura été sacrifiée, mais les générations suivantes seront sauvées.
(1) Laurent Lafforgue et Liliane Lurçat : La Débâcle de l’école.
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17:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecoles, françaises, étranger, AEFE, parents d'élèves, expatriés, Education Nationale
12.05.2007
Gratuité scolaire à l'étranger: est-ce possible ?
Les vraies solutions, nous les connaissons et nous les proposons depuis longtemps : l'autonomie des établissements scolaires, la remise en cause du pouvoir syndical, la vraie décentralisation de l'éducation nationale, un statut expérimental de pleine autonomie pour faire bouger les choses. Quant à la suppression de la carte scolaire, nécessaire en France, elle est de fait entrée en application à l'étranger, puisque les parents d'élèves ont le choix entre de nombreuses écoles.
Alors, libérons les écoles françaises de l'étranger avec un statut d'autonomie pour tous les établissements qui le souhaitent: autonomie dans l'organisation, la pédagogie, le recrutement ou l'ouverture sur l'extérieur ; autonomie financière, garantie par une dotation globale proportionnelle au nombre d'élèves accueillis ; ce qui est au passage la meilleure assurance vie de la liberté de l'enseignement.
11:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecoles, françaises, étranger, AEFE, parents d'élèves, expatriés, Education Nationale
08.05.2007
Enseignements du vote des Français de l'étranger
| 183.613 Français de l'étranger ont voté pour Nicolas SARKOZY. 156.480 ont préféré Ségolène ROYAL. Le pourcentage des deux candidats, 53,99% contre 46,01%, est sensiblement le même que celui du reste de la France. C'est inédit chez les Français de l'étranger, où la droite était jusqu'à présent traditionnellement plus largement majoritaire. Ainsi en 1995 (le scrutin de 2002 ne peut être comparé en raison de la présence de l'extrême droite au second tour), Jacques CHIRAC gagnait plus nettement avec 58,55% des suffrages, soit 4,5 points de plus que Nicolas SARKOZY aujourd'hui . Avec deux fois plus de votants qu'en 2002, cela reste toutefois une très belle victoire pour Nicolas SARKOZY. Mais quels enseignements tirer de ces résultats ? Il semble que le résultat chez les Français de l'étranger soit une " normalisation " du rapport à la politique française. Cela marque également un retour du politique, observé en France, et présent également désormais à l'étranger. L'intérêt des compatriotes établis hors de nos frontières s'est en effet confirmé lors de ce second tour, avec une participation à 42,13% en hausse de 2 points par rapport au 1er tour. L'avenir de la politique chez les Français de l'étranger sera un engagement des partis politiques au plus près du terrain, pour mobiliser davantage l'électorat, là encore comme en France. Les partis politiques devraient se donner plus de moyens pour y parvenir. Ceci est d'autant plus important que le nombre d'inscrit à plus que doublé par rapport au dernier scrutin, pour devenir le 7ème département en ordre d'importance électorale. Cette extension du panel électoral des Français établis hors de France à conduit à unifier ce corps électoral de l'étranger avec celui de la métropole. Il reste que la participation dans certains pays importants en nombre d'inscrits, est au-dessous de la moyenne : 36,4% aux Etats-Unis, soit 6 points de moins que la moyenne à l'étranger, 38% en Allemagne… Cette normalisation du vote des Français de l'étranger explique que, comme dans les départements en France, il y a à l'étranger des " pays à électorat de gauche ", et des " pays à électorat de droite ". Quelques exemples parmi les pays " à gauche " : l'Allemagne, où Ségolène ROYAL fait 59,1% des voix ; le Canada, où la candidate socialiste recueille 53,9%. Mais aussi, 70,5% des voix en Tunisie, ou encore 80,5% des suffrages en Algérie. Certains pays restent " ancrés à droite " : 71,5% au Liban pour SARKOZY ; 71% en Chine et à Djibouti ; 69,4% aux Emirats arabes Unis ; 63,7 aux Etats-Unis ; 57,3% en Suisse. A noter que le meilleur pourcentage obtenu par Nicolas SARKOZY n'est pas dans les Alpes maritimes, avec 68,08%, mais en Israël, où le candidat de l'UMP obtient 90,7% des suffrages…. La Côte d'Ivoire, le Gabon, et l'Afrique du Sud sont des exceptions sur ce continent africain, où Ségolène ROYAL y réalise un bon score, ce qui est inhabituel. Ainsi la candidate socialiste recueille-t-elle 69% au Mali 67% en Ethiopie, 58,5% à Madagascar, 55% en Egypte, 54% des voix au Sénégal (où elle née)… Elle réalise son meilleur score en Algérie avec 80,5%. Son meilleur score métropolitain est en Ariège, avec 59,56%. Quelque soit leur vote, comme pour le reste de la France, les Français de l'étranger attendent du Président SARKOZY, une mise en œuvre de son programme conforme à ses engagements : tant sur la question des frais de scolarité que l'aide sociale, la création d'un fonds " assurance indemnisation des Français spoliés " lors de conflits ou de catastrophes naturelles, mais aussi les institutions - y compris un jour les députés des Français de l'étranger -, ou encore le vote par Internet pour toutes les élections organisées à l'étranger. Le programme du nouveau Président de la République, ne pourra être appliqué qu'en cas de majorité claire à l'Assemblée nationale. Pour ce 3ème tour, il sera malheureusement plus difficile pour les Français de l'étranger de faire entendre leur voix, la seule possibilité de vote étant le vote en personne en se déplaçant en France s'il on est inscrit dans une commune, ou par procuration. Cette difficulté de participation aux élections législatives interviendra peut-être pour la dernière fois : dans 5 ans, nos compatriotes pourraient voter pour les Députés des Français de l'étranger… et pourquoi pas sur Internet ? Amitiés, Robert del Picchia |
17:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expatriés, votes, élections, Français de l'Etranger
17.01.2007
Situation des Ecoles Françaises à l'Etranger
Il est essentiel pour le maintien de la présence française à l’étranger que les familles puissent envoyer leurs enfants à l’école française.
Mais le souci premier des parents d'élèves est d'assurer la scolarité de leurs enfants, en français et selon les programmes français. Force est de constater que si le s Ecoles Françaises à l’Etranger ressemblent à des écoles publiques, à l'instar des écoles de France, en revanche, elles fonctionnent comme des écoles privées internationales, puisqu'elles demandent aux parents d'assurer les frais de fonctionnement par leurs cotisations et sont ouvertes à des enfants de nationalités autres que française.
Les contributions de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger) directement puisées dans le budget de l'état, couvre les investissements, mais ne contribuent pas aux dépenses effectives d'enseignement des écoles françaises à l’étranger. En d'autres termes, tout se passe comme si les bâtiments, les stades, les équipements étaient pris en charge par l'Etat, alors que les dépenses effectives d'enseignement, et notamment les salaires des enseignants, sont assurées par les parents d’élèves.
Tout cela, à un prix nécessairement supérieur à celui de l'enseignement public, puisque par décrets, lois et règlements les enseignants détachés de l’Education nationale jouissent, lorsqu’ils s’expatrient de conditions de rémunération bien supérieures à celles qu’ils connaîtraient en France !
Comment une telle situation est-elle concevable ? Comment peut-elle perdurer ? Ne faut-il pas s'attendre, avec incertitude, à un changement brutal ?
Pour que l’école française puisse offrir un choix déterminant parmi l’offre de services de toutes les écoles, et pour que les effets bénéfiques d'une liberté de choix puissent porter du fruit, il faut qu'en parallèle les Ecoles Françaises à l'Etranger puissent récupérer une liberté perdue, celle de constituer une équipe homogène de parents, déterminée à mettre en oeuvre un projet clair, tant sur le plan pédagogique que sur le plan financier ainsi que sur le plan de la gestion de l’école.
Si cette liberté n'est pas effective, et c’est le cas actuellement, les chefs d'établissement sont enclins à diriger sans partage, et les parents assistent impuissants à l'augmentation des tarifs, en échafaudant vaguement des solutions improbables. Cette situation peut conduire à un tarissement des inscriptions.
Il est clair que des mesures libératrices, libérales dirais-je, doivent être prises. Bien sûr, elles vont gêner les enseignants qui fuiront les risques de la confrontation des mérites et des résultats et que de ce côté-là, des réactions d'oppositions vont être observées. Mais l'ensemble, (plus nombreux qu'on ne croit) des professeurs efficaces et courageux, pèsera, soyons-en sûr, discrètement mais efficacement sur des décisions que de leur côté beaucoup de parents d’élèves à l’étranger attendent.
Quelques suggestions me viennent à l'esprit pour une solution rapide dans les Ecoles Françaises à l’Etranger :
· Réformer l'Ecole Française à l’Etranger, en nettoyant sa bureaucratie, et en la libérant de l'emprise des syndicats de l'éducation nationale.
· Accepter la concurrence entre les écoles d’une même place (française, américaine, portugaise, italienne, écoles privées)
· Remettre les Ecoles Françaises de l’Etranger sous la direction pleine et entière des parents Français et en assurant l'autonomie de gestion.
· Pour stimuler la productivité soumettre une partie du financement des écoles à un chèque d'étude individuel, remis aux parents français.
· Autonomie financière de l’établissement, garantie par une dotation globale proportionnelle au nombre d'élèves accueillis.
· Sans engager aucun frais supplémentaire, apprendre à lire en imposant la méthode syllabique, seule méthode susceptible de convenir avec les différentes langues et dialectes familiaux rencontrés dans les Ecoles Françaises à l’Etranger.
· Etablir des classes bilingues (français + anglais) dès le primaire. Enseigner certaines matières en anglais.
· Faciliter l’enseignement des langues telles le chinois qui sont actuellement laissés à l’écart.
· Faire une sélection dès la troisième, pour encourager les meilleurs et faciliter l'accès aux lycées français de France et à l’Etranger, et encourager la création de Lycées Français Régionaux (exemple Johannesburg) pour ensuite faciliter l’accès aux grandes écoles et universités françaises.
· Redistribuer aux plus méritants, au vu des résultats d'un concours, l'argent dépensé en bourses, saupoudrées actuellement par l’Ambassade de France.
· Créer une catégorie unique de personnels détachés de l’Education nationale dans les Ecoles Françaises à l’Etranger.
· Transformer les associations de parents d’élèves en véritables sociétés mutuelles (propriété représentée par des parts sociales) ou anonymes (propriété représentée par des actions), rendant ainsi les parents plus responsables de la gestion de l'école.
· Interdire aux personnels expatriés, détachés de l’Education Nationale française, de faire grève pour des motifs franco-français. Le droit de grève de tous, « expatriés », « en disponibilité », « recrutés locaux » étant réglementé par les lois et textes en vigueur dans le pays concerné.
Merci de bien vouloir me faire part de vos réactions, critiques et encouragements sur ce blog ainsi qu'à mon adresse personnelle : claudeguillemain@yahoo.fr
Bien cordialement
Claude Guillemain
UMP Mozambique
11:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecoles, françaises, étranger, AEFE, parents d'élèves, expatriés, Education Nationale
12.01.2007
Français de l'Etranger
Présidentielle. Forte augmentation du nombre d’inscrits à l’étranger.
Le nombre d’inscrits sur la liste électorale consulaire dépassera les 800.000 électeurs. Elle était de 350.000 lors des dernières présidentielles. Les Français de l’étranger représentent actuellement le 8ème Département de France en ordre d’importance électorale. S’ils votent en grand nombre … ils seront en mesure de faire la différence entre les deux candidats du deuxième tour …
Attention électeurs à l’étranger. Pour faciliter votre déplacement pour aller voter et réduire la distance avec votre bureau de vote, de nombreux nouveaux bureaux de vote seront ouverts. Vous aurez peut-être à changer de lieu de vote, donc de bureau de vote dans votre circonscription électorale. Vous serez prévenu par votre consulat, mais vous pouvez aussi vous renseigner auprès de lui.
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08.12.2006
Quand les Français de l'étranger boudent les rendez-vous électoraux
Le Figaro
Vendredi, 8 décembre 2006
Quand les Français de l'étranger boudent les rendez-vous électoraux
O. P.
PRÈS de 2,3 millions de Français vivent hors de nos frontières. Mais seulement 700 000 d'entre eux sont inscrits sur les listes électorales dans un consulat. Et parmi ceux-là, l'abstention est très élevée.
Lors de la dernière élection présidentielle, 37 % des inscrits se sont rendus aux urnes pour le premier tour, 44 % au second. C'est la moitié de la participation en France. Le poids électoral des expatriés s'est donc limité à 0,5 % du total, alors qu'ils représentent 3,5 % des citoyens.
D'où la campagne lancée par le Quai d'Orsay et l'Union des Français de l'étranger, principale association d'expatriés que préside Gérard Pélisson (lire ci-dessous). Il s'agit d'inciter cette catégorie de citoyens à s'inscrire sur les listes électorales consulaires avant le 30 décembre prochain. Le but de cette campagne est de faire passer le nombre des inscrits de 700 000 à un million ou plus.
Il faudra ensuite les convaincre de mettre un bulletin dans l'urne, ce qui implique, il faut le reconnaître, un déplacement souvent plus long qu'en France. Les expatriés peuvent être inscrits, dans leur pays d'accueil, sur la liste électorale d'un consulat ou d'une ambassade pourvue d'un bureau consulaire. Ils peuvent aussi être inscrits en France sur la liste électorale d'une commune où est inscrit un « de leurs parents jusqu'au quatrième degré » .
Ils ont enfin le droit d'être inscrits à la fois au consulat et en France. Si, comme c'est le cas le plus fréquent, ils ne sont inscrits qu'au consulat, ils peuvent voter au référendum et à deux élections : l'élection présidentielle et l'élection de l'Assemblée des Français de l'étranger (155 membres renouvelables par moitié tous les trois ans), assemblée qui élit elle-même les 12 sénateurs des Français établis hors de France. Ils n'ont pas la possibilité de voter par correspondance.
Votes par Internet D'autre part, le vote par Internet, qui avait été institué en juin dernier pour le renouvellement de l'AFE, est interdit pour la présidentielle. Ils devront donc se rendre en personne au centre de vote du consulat ou de l'ambassade. Depuis le premier janvier 2006 le nombre de ces centres de vote pour l'élection présidentielle a été multiplié par deux - ils passent de 200 à 400 - les consulats et les ambassades pourvues d'une section consulaire ayant été tous érigés en centre de vote, alors que seule une partie d'entre eux l'était jusque-là.
Les expatriés inscrits en France peuvent voter à toutes les élections en donnant leur procuration à une personne enregistrée dans la même commune qu'eux. Le vote par procuration a été facilité par une ordonnance de décembre 2003. Ils doivent se rendre au consulat ou à l'ambassade et remplir une déclaration sur l'honneur attestant qu'ils ont une raison valable de ne pas être présents dans la commune le jour du scrutin, ce qui va de soi dans leur cas.
O. P.
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