03.04.2008

Cela ne peut plus continuer ainsi. Il faut réformer en profondeur.

Avant tout, réduire les dépenses publiques ! Ceux qui s'y opposent ne savent généralement même pas ce qu'elles représentent : 270 Mds ? pour le budget de l'Etat, 400 Mds ? (en plus !) pour les budgets sociaux, 180 Mds ? (en plus !) pour les collectivites locales ...

Savent-ils que certaines communes comptent un employé communal pour 40 habitants, et que 60 à 65 % du budget de leur ville sert à payer ces fonctionnaires ?

Alors oui, bien sûr, il faut supprimer des postes avec les départs en retraite. Et privatiser tout ce qui peut l'être.

Depuis 25 ans ce pays vit à crédit en déficit perpétuel. Le cumul de la dette est de 1200 Mds ? et même près de 2000 Mds ? si l'on intégre (comme le souhaite l'Union Européenne) les provisions pour payer les retraites des fonctionnaires.

Cela ne peut plus continuer ainsi. Il faut réformer en profondeur. Tous nos voisins europeens l'ont fait : l'Espagne a désormais un budget excédentaire, même l'Allemagne a absorbé le cout de sa réunification et est revenue à l'équilibre de ses dépenses.
Le Canada était gravement déficitaire, il a pris dans les annees 2000 des mesures de reforme de sa fonction publique. Il est desormais en situation d'equilibre de ses depenses.
Tous ces pays ne transmettront pas des dettes à leurs enfants, et n'écrasent plus d'impôts leur actifs et leurs retraités.

La France restera t-elle à l'ere soviétique avec son mammouth des fonctions publiques (5 millions de fonctionnaires) ??


Il est temps que cà change !

31.03.2008

La volonté de réformer ne doit pas être négociable

La grammaire de la réforme dans le pays des « grappilleurs d’élite »  (article écrit par Sophie Fay – figaro du 31-03-08 – au sujet d’un après-midi de réflexion à l’Institut Montaigne)

Etrange fonctionnement que celui des Français … Invités par l’Institut Montaigne à un après-midi de réflexion sur le « rythme des réformes », Ana Palacio, ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères et membre de la commission Attali, Angelica Schwall-Düren, vice-présidente du groupe SPD au Parlement allemand, et Magnus Falkehed, journaliste suédois, s’en sont gentiment moqués. « La droite française libérale a en fait un logiciel marxiste, plaisante le Suédois : elle voit la réforme comme une révolution, avec une France d’avant et une France d’après. Mais dans aucun pays ça ne se passe comme ça ! Il n’y a pas un temps pour les réformes. Les réformes, c’est un processus long, sans fin. Nous sommes entrés dans un monde où il faut se réformer tout le temps. » Pour Ana Palacio, « en France, il y a un tiers de fonctionnaires, un tiers d’emplois subventionnés, un tiers d’emplois privés, Chacun veut que cela change, mais pour l’autre ». Elle rappelle : «  La volonté de réformer ne doit pas être négociable, mais après, on fait ce qu’on peut …Le gouvernement Aznar (auquel elle appartenait) a pu s’appuyer sur la qualité du dialogue social. A cause du taux de chômage, il y avait une volonté partagée de faire bouger les choses. » En Allemagne ou en Suède, il y a en général une longue préparation des réformes – « Quand on légifère, dit Magnus Falkehed, on demande aux parties concernées par la réforme de donner leur avis par écrit » -, ce qui facilite ensuite leur application…