05.03.2009

Réforme territoriale : Sarkozy veut une loi à l'automne



(Jacques Brinon / AP) Crédits photo : AP

(Jacques Brinon / AP)

Edouard Balladur a remis jeudi son rapport au chef de l'Etat, qui n'acceptera pas «l'immobilisme», mais demande par exemple «plus de temps» pour réfléchir à l'organisation du Grand Paris.

Nicolas Sarkozy a tranché. La périlleuse réforme territoriale aura bien lieu, mais de nombreuses questions subsistent. Quelles collectivités seront touchées ? A quelle échéance ? Quid du financement ? En recevant jeudi matin à l'Elysée le rapport d'Edouard Balladur, le président de la République a souhaité qu'un projet de loi sur la réforme des collectivités voit le jour à l'automne. Un texte devra d'abord être élaboré par le premier ministre François Fillon d'ici à l'été.

Pour le chef de l'Etat, «quatre mois, c'est un bon délai pour approfondir le consensus et élaborer, sur un sujet complexe, le texte législatif nécessaire». «Ce projet de loi serait un projet de loi général, une sorte de loi d'orientation» destinée à «fournir un cadre qui ensuite nécessiterait des lois supplémentaires sur la fiscalité, l'organisation des modes de scrutin», a précisé Edouard Balladur.

Dans son allocution à huis clos devant le comité chargé de rédiger le rapport, Nicolas Sarkozy a indiqué que les questions financières posées par la réforme des collectivités territoriales seraient réglées séparément dans le cadre du prochain projet de loi de finances dont la mise au point devra elle aussi aboutir «à l'été». Les objectifs «sont clairs et partagés : garantie de l'autonomie financière des collectivités locales, plus de responsabilité dans l'évolution des dépenses, moins de gaspillages et l'indispensable modernisation de la fiscalité locale pour la vitalité de notre économie».

 

Prudence sur le Grand Paris, avant le «grand oral» du 12 mars

Sur la fiscalité, Nicolas Sarkozy s'est réjoui du «grand nombre de points de consensus» entre les propositions financières de la commission Balladur et les «hypothèses actuelles de travail du gouvernement», notamment sur la suppression de la part de la taxe professionnelle pesant sur les investissements. Il a rappelé son «engagement solennel» de respecter le «principe de la compensation intégrale, au profit des collectivités locales, des pertes de recettes qui en résulteront».

Si les intentions sont affichées, de nombreux points restent flous, d'autant que l'Etat sera confronté à de nombreuses résistances locales. Comme en Ile-de-France. Le chef de l'Etat montre d'ailleurs une extrême prudence sur l'organisation du Grand Paris. Il demande ainsi «plus de temps». «Le mode de gouvernance de la zone dense de l'agglomération parisienne est inadapté aux enjeux et il faut impérativement trouver une association plus étroite des différents échelons de décision», a-t-il d'abord constaté.

« Il nous faut en réalité nous mettre d'accord sur une vision, définir un projet, avant de retenir un modèle d'administration», a-t-il poursuivi. «Il faut donc nous donner un peu plus de temps, même si je n'accepterai pas l'immobilisme». Le Grand Paris, réunissant la capitale et sa petite couronne, est pourtant l'une des principales préconisations du Comité. Dix équipes internationales avaient été appelées il y a neuf mois par Nicolas Sarkozy à penser un «projet d'exception pour l'aménagement de la capitale française». Elles doivent présenter leurs travaux lors d'un «grand oral» le 12 mars.

11.06.2008

Unis pour Sarkozy

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Association Unis Pour Sarkozy

 

 

 

 

 

 

A l’attention des Français du Mozambique

 

Maputo, le 11 juin 2008

   

 

Chers Amis,  

 

 

 

Lors de la campagne pour l’élection présidentielle, vous avez, avec moi, constitué un groupe de compatriotes français ressentant le besoin de se mobiliser pour appuyer la candidature de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. Cette mobilisation des Français établis hors de France a été remarquable et remarquée par le Chef de l’état.

 

La politique de réforme menée par le Président et ses initiatives en matière d’ouverture politique rencontrent un large écho au sein des communautés expatriées. De par leur connaissance vécue de systèmes politiques et économiques divers, les Français de l’étranger peuvent apporter au débat national un éclairage utile et salutaire dans le cadre des changements proposés pour notre pays.

 

C’est avec la volonté de souligner le rôle et l’apport des Français de l’étranger que nous avons décidé, avec plusieurs groupes de compatriotes d’Europe et du Moyen-Orient, de créer une association de Français de l’étranger souhaitant soutenir et relayer efficacement l’action du Président de la République.

 

L’association Unis Pour Sarkozy a été fondée au début de l’année 2008 et lance aujourd’hui son site Internet : www.unispoursarkozy.org

 

Notre action s’attache actuellement à faire connaître notre initiative partout dans le monde et à inviter des Français de l'étranger à susciter l’adhésion à notre association de compatriotes du Mozambique.

 

Je tenais à vous en faire part personnellement et serais très heureux que vous vous joignez à notre démarche en adhérant à l'Association Unis pour Sarkozy, en la faisant connaitre, en mobilisant nos compatriotes, en créant un District Mozambique de l'association, et en désignant le Responsable de District de l'association.

 

 L’adresse courriel de l’association est info@unispoursarkozy.com; n’hésitez pas à adresser vos commentaires et suggestions concernant cette initiative.

 

En quittant le Mozambique, je vous encourage à adhérer à l'Association Unis pour Sarkozy.

 

Je vous prie de croire, Chers Amis, à l’assurance de ma meilleure considération.

 

 

Claude GUILLEMAIN

claudeguillemain@yahoo.fr

 

                                                                       

 

                            

17.05.2008

Sarkozy veut une UMP "réformatrice"

Sarkozy veut une UMP "réformatrice"

Le président Nicolas Sarkozy a exhorté la majorité UMP à se montrer "réformatrice" et non pas "conservatrice", lors d'un petit-déjeuner des responsables de la majorité à l'Elysée, selon plusieurs participants.

"Les conditions politiques sont favorables", a dit le chef de l'Etat, selon ces personnalités présentes à la rencontre. Il a évoqué un FN fini, un PS qui "n'est pas une alternative".

"On ne peut les nourrir que de nos conneries", a ajouté M. Sarkozy, cité par un haut responsable de son parti. "Nous sommes les seuls à pouvoir faire les réformes dont le pays a besoin", a-t-il lancé lors de cette rencontre convoquée à la hâte hier soir.

"La majorité doit être réformatrice et pas conservatrice", "il ne faut pas tomber dans l'immobilisme. Si la majorité donne le sentiment d'être conservatrice, elle est morte".

Source : AFP

16.05.2008

Accueil dans les écoles en grève: Sarkozy annonce un projet de loi avant l'été

1640853541.jpgUn projet de loi instaurant un "droit à l'accueil" dans le primaire en cas de grève et une déclaration préalable des enseignants grévistes sera déposé "avant l'été", a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy au soir d'un mouvement national dans la fonction publique, et notamment l'éducation.

"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a dit le président de la République dans une déclaration à la presse retransmise en direct et annoncée seulement deux heures avant.

Au soir d'une journée de grève et de manifestations bien suivie dans la l'éducation, il a précisé: "le projet que je demande au gouvernement prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance".

"Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d'accueil", a encore assuré le président, en expliquant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l'Etat".

"C'est l'Etat, en charge du service public d'Education nationale qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes qui devront assurer un service d'accueil les jours de grève", a-t-il analysé.

M. Sarkozy a souhaité que, "même en cas de grève, les enfants soient accueillis dans les écoles et que les parents qui le souhaitent puissent exercer leur droit légitime au travail".

"Je respecte le droit de grève, c'est une liberté fondamentale et garantie par la Constitution (...), le droit au travail, pour les familles qui n'ont les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève, ce droit aussi doit être garanti", a-t-il estimé.

Evoquant le service minimum d'accueil (SMA) expérimenté jeudi pour la deuxième fois par le gouvernement, Nicolas Sarkozy a estimé devant la presse, à l'issue de sa déclaration, qu'il ne pouvait pas reposer "sur le bon vouloir des maires dans les communes".

Ce SMA consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.

2.837 des 22.500 communes accueillant au moins une école ont signé des conventions pour organiser ce dispositif, qui se heurte à l'opposition des syndicats, ainsi que de nombreux élus de gauche, mais pas seulement.

Le soir du 24 janvier, première journée d'expérimentation du SMA, M. Darcos avait annoncé qu'il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur le service minimum à l'école, et prévenu que, sans accord "dans les deux mois", il passerait "par la loi".

Selon les syndicats, aucune discussion n'a été engagée depuis.

Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi soir que la décision de présenter un projet de loi sur le droit à l'accueil avait été prise "ce matin (jeudi) avec le Premier ministre".

Selon un membre du gouvernement, lors du conseil des ministres mercredi, le président avait rendu hommage à le fermeté de Xavier Darcos sur cette question. "C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la politique !", avait-il lancé en substance.

16.04.2008

Georges Tron (UMP): la première année de Sarkozy, "année de déception"

6125551.jpgPARIS (AFP) - Georges Tron, député UMP de l'Essonne, juge que la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une "année de déception", dans une interview parue mercredi dans France-Soir.

"C'est une année de surprise et finalement de déception", déclare l'élu villepiniste. "Une année en tout cas difficile pour notre majorité".

Il faut, selon lui, "redonner des repères politiques à nos électeurs que l'ouverture a troublés plus qu'il n'y paraît, accepter le débat d'idées au risque des critiques, avoir le courage enfin de s'attaquer aux blocages de l'économie française nettement au-delà des mesures proposées".

Interrogé sur la colère de députés de la majorité, il assure: "nous avons l'impression que nous ne sommes plus écoutés comme nous le devrions, et que l'Assemblée est transformée en chambre d'enregistrement. Le président de la République qui avait été si attentif aux parlementaires avant son élection devrait aujourd'hui se souvenir de sa méthode durant cette période".

"De quelle rupture parle-t-on? Finalement, je n'en vois pas vraiment hormis sans doute la façon de gouverner", observe-t-il également.

11.12.2007

Sarkozy ironise sur BHL, entre "café de Flore et le Zénith"

Nicolas Sarkozy a critiqué ceux qui "donnent des leçons" en matière de droits de l'Homme, "en prenant (leur) café-crème boulevard saint-Germain". Bernard-Henri Lévy s'était dit très "choqué" par la venue de Kadhafi à Paris.

Bernard-Henri Levy (Sipa)

Bernard-Henri Levy (Sipa)

Nicolas Sarkozy a lancé lundi 10 décembre une pique à peine déguisée au philosophe Bernard-Henri Lévy, qui s'était montré très critique envers la visite à Paris du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
"C'est bien beau les leçons de droits de l'Homme et les postures, entre le café de Flore et le Zénith. Mais ces postures, elles ont laissé pendant huit ans (les) malheureuses infirmières" bulgares dans les prisons libyennes, "et depuis cinq ans et demi, Mme (Ingrid) Betancourt" prisonnière des Farc (Forces armées révolutionnaires colombiennes), a argué le président de la République.
Nicolas Sarkozy s'exprimait lors d'une conférence de presse à l'Elysée, après un premier entretien avec le colonel Kadhafi.
"C'est bien beau le principe qui consiste à ne pas se mouiller, à ne prendre aucun risque, à rester sur son quant-à-soi, à ne discuter avec personne, à être tellement certain de tout ce à quoi on pense en prenant son café-crème boulevard Saint-Germain", a-t-il dit.

"Qui se bat ?"

"Ce n'est pas ce que je souhaite, ce n'est pas comme ça que je veux défendre les droits de l'Homme (...) Le soir de mon élection, j'ai pris devant les Français un engagement: celui de considérer les infirmières bulgares et le médecin palestinien comme les Français de coeur et de les sortir de là où ils étaient. J'ai tenu ma promesse".
"J'ai pris un autre engagement, celui de sortir Ingrid Betancourt de son enfer. Depuis sept mois, qui se bat, chaque jour, pour qu'Ingrid Betancourt soit libérée, si ce n'est la France? Et je ne regrette pas d'avoir reçu le président (vénézuélien Hugo) Chavez, de discuter avec le président (colombien Alvaro) Uribe et d'avoir lancé un appel aux Farc", a-t-il ajouté.
Vendredi dernier, Bernard-Henri Lévy s'était déclaré "choqué" par la venue en France du colonel Kadhafi.
"Dans le pays des droits de l'homme, il y a là quelque chose qui ne passe pas", avait déclaré le philosophe sur RTL. "On n'invite pas en visite d'Etat un grand terroriste et un preneur d'otages international comme Khadafi."

"Braquage diplomatique"

"Je suis très choqué. Une visite d'Etat, peut-être les drapeaux sur les Champs Elysées, on nous parle d'une visite, un recueillement, sur la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, on rêve", a-t-il ajouté.
Bernard-Henry Lévy a jugé "magnifique" que le président Nicolas Sarkozy et son ex-épouse Cécilia aient contribué à la libération des infirmières bulgares.
"Mais pas comme ça, pas si vite, pas quelques semaines après cet espèce de braquage diplomatique qu'était cette affaire des infirmières bulgares. C'est honteux !", a-t-il dit.

08:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, BHL

05.12.2007

Un député villepiniste dans la ligne de mire de l'UMP

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika et Nicolas Sarkozy, à l'aéroport d'Alger, le 3 décembre 2007
Un député villepiniste dans la ligne de mire de l'UMP. Le porte-parole du parti, Yves Jego, a menacé mardi le député de l'Hérault, Jean-Pierre Grand, d'exclusion du parti, après ses critiques «inacceptables» contre le discours de Nicolas Sarkozy sur la colonisation, en Algérie. Le président de la République avait estimé que le colonialisme était un «système injuste».

Ces déclarations contribuent à «raviver le débat à la veille du 5 décembre», journée «d'hommage, de mémoire à l'action de la France Outre-mer et en particulier en Algérie», avait regretté mardi le parlementaire, rendant hommage à «l'apport culturel, économique et humain que les rapatriés ont apporté à l'Algérie».

«A force de jouer personnel Jean-Pierre Grand court le risque d'être exclu de l'équipe», a averti le porte-parole. «Il serait temps que le député de l'Hérault se ressaisisse, qu'il se souvienne qu'il a été élu avec le soutien de l'UMP sur la base du programme de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy».

En vidéo, les propos de Nicolas Sarkozy et pour mémoire, un extrait de discours du candidat Nicolas Sarkozy du 17 avril 2007 :


Des propos «inacceptables»

Les propos de Jean-Pierre Grand sont «à la fois inacceptables et inexacts», a-t-il poursuivi. «Inacceptables parce qu'un député de la majorité devrait éviter de commenter et de critiquer les propos du chef de l'Etat» alors que «celui-ci se trouve encore sur le sol algérien». «Inexacts parce que la déclaration de Nicolas Sarkozy était beaucoup plus équilibrée que la charge de M. Grand ne le laisserait penser.»

Jean-Pierre Grand, maire de Castelnau-le-Lez (Hérault), avait déjà été menacé d'exclusion du parti en octobre dernier après s'être dit «plutôt tenté de soutenir» aux municipales de Montpellier le maire (PS) sortant Hélène Mandroux.

 

27.11.2007

Nicolas Sarkozy rencontre la communauté française de Pékin, le 26 novembre 2007

e26cb366fcafbf2365a5b497da7e95a6.jpg«Je lui ai serré la main, il m’a dédicacé son livre, puis je lui ai offert un sceau avec son nom en chinois. Il est gentil», raconte, encore émue, Annabelle, 26 ans, présidente du comité de soutien pékinois à Nicolas Sarkozy. Comme elle, ils étaient près de 600 Français, sur les 4.000 que compte officiellement la capitale, à s’être déplacés en plein lundi après-midi, au-delà du quatrième périphérique de Pékin, pour saluer leur Président. La plupart acquis à sa cause, Nicolas Sarkozy ayant réalisé 57,3% des voix au second tour de l’élection présidentielle.

Pour réunir les Français, Nicolas Sarkozy n’a pas choisi un lieu au hasard: le quartier artistique de Dashanzi. Dans des centaines de hangars et logements désaffectés, autrefois un complexe de production d’électricité, se trouvent les galeries d’art les plus branchées de la capitale. Alors, quand Nicolas Sarkozy fait son entrée dans l’espace 706, vaste lieu d’exposition mi-futuriste, mi-industriel, c’est pour venir saluer une communauté de «pionniers, passionnés de la Chine», à l’image de Dashanzi, repère de l’avant-garde artistique chinoise. «Si la France est un grand pays, c’est parce que des gens comme vous vont voir ailleurs ce qui se passe», souligne le Président.

«C’est un discours encourageant»

Des mots qui séduisent la fibre patriotique de Gaultier, étudiant en ingénierie. Venu spécialement en train depuis Shenyang, avec toute sa classe, il se dit heureux de retrouver des Français: «A Shenyang, nous ne sommes qu’une petite quarantaine». Ceux qui n’ont pas «voté Sarkozy» avouent être venus «par curiosité». C’est le cas de Juliette, en poste chez BNP Paribas, qui lui reconnaît un certain charisme: «Il est fort, il a même réussi à faire chanter la Marseillaise à ses ministres!» Les familles d’expatriés, ont particulièrement apprécié son discours, comme l’explique Richard Hébras, père de trois enfants et cadre chez Vilmorin: «C’est un discours encourageant. En Chine, nous avons le sentiment d’être aux avant-postes, mais personne ne nous le dit jamais».

Composée essentiellement de salariés de grands groupes et de quelques étudiants il y a vingt ans, la communauté française de Pékin a aujourd’hui changé de profil. «Les nouveaux venus sont jeunes et dynamiques», souligne Virginie Deslandres, avocat chez Norton Rose et en Chine depuis 20 ans. «De plus en plus de gens, qui ont autour de la trentaine, viennent tenter leur chance en solo en Chine. Ils ont de l’imagination», assure-t-elle.

«Il est pragmatique et direct»

C’est à eux que Nicolas Sarkozy souhaite s’adresser, quand il affirme vouloir que la Chine accorde «sa confiance à nos entreprises et à nos ingénieurs». Parmi ses fervents partisans, Lili Ren, directrice de l’agence de communication Parishine. Cette Chinoise naturalisée française n’a d’yeux que pour le «beau Nicolas. La moitié des Françaises doit être amoureuse de lui, lance t-elle en souriant. Chirac en faisait trop, lui, il est pragmatique et direct.»

Pourtant dans la salle, on cherche les jeunes entrepreneurs. «Il y en a peu, remarque Juliette. Mon mari a une boîte de 4 salariés, vous pensez qu’il a le temps de prendre une après-midi pour déguster des petits-fours avec le Président?»


De notre correspondante à Pékin, Philippe Charles

29.10.2007

Régimes spéciaux : "Pas de chantage à la rue"

23.09.2007

Les Français plébiscitent le style et l’action de Sarkozy

Trois Français sur quatre ont trouvé Nicolas Sarkozy

Zoom +
Trois Français sur quatre ont trouvé Nicolas Sarkozy "sincère" jeudi soir.
Benoît Tessier / AP.

Selon un sondage Opinion Way pour Le Figaro, ils sont trois sur quatre à avoir jugé le chef de l’Etat convaincant lors de son intervention télévisée, et 85 % veulent une réforme des régimes spéciaux de retraite.

Nicolas Sarkozy a réussi son grand oral, qui tourne même au plébiscite. Ainsi, selon une enquête d’Opinion Way pour Le Figaro, 76 % des Français l’ont trouvé « convaincant » lors de l’entretien accordé à TF1 et à France 2 jeudi soir, où il a balayé l’ensemble des sujets d’actualité.
Parmi ces trois quarts de satisfaits figurent 97 % d’électeurs de Nicolas Sarkozy. Ils sont 88 % chez François Bayrou et 68 % dans l’électorat de Jean-Marie Le Pen. Plus surprenant : le chef de l’Etat a séduit 48 % de supporteurs de Ségolène Royal, et même 44 % de sympathisants d’extrême gauche.
Interrogés sur les qualificatifs qui s’appliquent le mieux au président, les sondés le jugent à 93 % dynamique, 86 % courageux, 75 % sincère (+ 17 points gagnés entre le début et la fin de l’émission, + 35 chez les électeurs de Royal), 66 % rassembleur des Français (+ 5), 66 % à l’écoute des Français (+ 1), 64 % rassurant (+ 11). Enfin, 61 % le trouvent proche de leurs préoccupations.
Adhésion massive aux réformes
Au cours de l’entretien, le président de la République avait maintenu le cap sur toutes les réformes, malgré « leur ampleur ». Là-encore, une large majorité de Français semble prête à l’accompagner dans ses démarches. Ainsi, 85 % d’entre eux (74 % chez Royal, 94 % pour Bayou) se déclarent favorables à une réforme des régimes spéciaux de retraite (SNCF, RATP, EDF, Gaz de France) pour les aligner sur la fonction publique.
Les autres sujets bénéficient tous, eux-aussi, d’une opinion favorable majoritaire : 87 % (dont 78 % de Royalistes) sont pour la fusion ANPE/Unedic, 84 % pour la simplification du droit du travail français, et 80 % pour réaménager les 35 heures en donnant la possibilité aux salariés de convertir leurs jours de RTT en argent plutôt qu’en congés.
Quant aux chômeurs qui refuseraient deux offres d’emploi correspondant à leurs compétences, ils risqueraient des sanctions plus fermes. 74 % des Français approuvent cette mesure, dont une nette majorité (61 %) proche de Ségolène Royal. A gauche, seuls trois sujets font tousser : le contrat de travail unique, la réforme du mode de financement de la santé en France et la suppression des pré-retraites.
Etude réalisée du 19 au 21 septembre auprès d’un échantillon de 983 individus, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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