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22.01.2008

1.373.988 Français dans le monde

Plus d'un million de Français sont installés en dehors du territoire. Quelles sont les destinations privilégiées et quelles sont les tendances depuis vingt ans ? La réponse en chiffres.


Le ministère des Affaires étrangères estime à 1.373.988 le nombre de ressortissants français établis à l'étranger fin 2006, selon les inscriptions enregistrées auprès des ambassades et consulats. Ce chiffre est en augmentation de 8,3 % par rapport à l'année précédente, une hausse non négligeable pour une population réputée casanière. Tous les continents profitent de cet afflux de Français mais les plus fortes hausses concernent les régions où la population française est, proportionnellement, la moins nombreuse. Il s'agit de l'Asie-Océanie (+ 17,2 %), de l'Europe de l’Est (+ 15,4 %) et de l'Afrique non francophone (+ 13,4 %).

Cependant, la majorité des expatriés se trouve en Europe occidentale. Les Français ne sont pas également répartis dans le monde : la moitié d'entre eux se trouve en Europe occidentale et les deux tiers dans la zone Europe occidentale et Amérique du Nord. La plus forte communauté française se trouve... en Suisse.

Les Français installés à l'étranger
  Destination Effectifs Part  
  Europe occidentale 672.908 48,97 %  
  - dont Suisse 129.872 9,45 %  
  - dont Allemagne 108.821 7,92 %  
  - dont Royaume-Uni 111.186 8,09 %  
  - dont Belgique 82.271 5,99 %  
  - dont Espagne 82.458 6,00 %  
  Amérique du Nord 183.638 13,37 %  
  - dont Etats-Unis 116.438 8,47 %  
  - dont Canada 67.200 4,89 %  
  Afrique francophone 110.657 8,05 %  
  - dont Madagascar 20.124 1,46 %  
  - dont Sénégal 17.834 1,30 %  
  - dont Côte d'Ivoire 13.018 0,95 %  
  Proche et Moyen-Orient 104.676 7,62 %  
  - dont Israël 44.279 3,11 %  
  - dont Liban 19.279 1,40 %  
  Amérique Centrale et du Sud 83.823 6,10 %  
  - dont Brésil 16.559 1,21 %  
  - dont Argentine 14.811 1,08 %  
  - dont Mexique 14.492 1,05 %  
  Afrique du Nord 91.092 6,63 %  
  - dont Algérie 41.498 3,02 %  
  - dont Maroc 32.689 2,38 %  
  Asie, Océanie 86.160 6,27 %  
  - dont Australie 17.312 1,26 %  
  - dont Chine 17.185 1,25 %  
  - dont Japon 7.894 0,57 %  
  Europe de l'Est 25.118 1,83 %  
  - dont Pologne 5.152 0,37 %  
  Afrique non francophone 15.916 1,16 %  
  - dont Afrique du Sud 6.560 0,48 %  
  Total 1.373.988 100 %  
Source : Ministère des Affaires Étrangères / 2006


La population française hors de France a augmenté de 53 % en 20 ans mais l'expatriation a vraiment connu un essor depuis 1995. Depuis cette date, elle a crû de 52 %, la population se renforçant largement en Europe de l'Est et en Asie-Océanie. Une tendance qui prévaut encore aujourd'hui.
Par ailleurs, les Français se détournent de plus en plus de l'Afrique francophone, hors Maghreb, qui ne compte que 8 % des expatriés en 2006, contre 10 % en 2000 et près de 16 % en 1985.

Evolution de la présence française depuis 1985
  Destination Indice (base 100 en 1985)  
  Europe occidentale 157  
  Amérique du Nord 180  
  Afrique francophone 79  
  Proche et Moyen-Orient 195  
  Amérique Centrale et du Sud 168  
  Afrique du Nord 133  
  Asie, Océanie 229  
  Europe de l'Est 496  
  Afrique non francophone 133  
  Total 153  
Source : Ministère des Affaires Étrangères / 2006

 

Méthodologie
 

Les chiffres connus des Français à l'étranger proviennent du fichier des immatriculations, tenu à jour par les consulats.

Pour être immatriculé, il faut résider dans le pays d'accueil depuis plus de 6 mois et être en situation régulière. A noter que les Français peuvent résider dans un pays sans s'immatriculer mais également partir d'un pays sans le signaler.

Les chiffres les plus susceptibles d'être faussés par ce mode de calcul sont les données relatives à l'Union européenne, car l'avantage perçu par l'immatriculation y est plus faible (situation économique et politique du pays stable, formalités administratives plus légères).

19.01.2008

Prise en charge par l’Etat des frais de scolarité

En classe de terminale depuis septembre 2007 et première à partir de septembre prochain. Le sénateur del PICCHIA a posé une question orale au ministre des affaires étrangères, pour attirer l’attention sur les dysfonctionnements actuels dans l’application de cette mesure, en particulier la mauvaise communication aux parents d’élèves français dont certains ne connaissent pas encore cette mesure, la référence aux revenus alors que l’attribution n’en dépend pas etc… Il a demandé que l’AEFE donne de façon urgente des directives claires et précises aux établissements du réseau. Des directives qui tiennent compte particulièrement de la non prise en compte des revenus et du seul avis administratif du Lycée et du consulat. Les Lycées et les consulats n’ayant pas à juger le bien fondé de la mesure mais uniquement à l’enregistrer. Le principe est que tout élève français y a droit pour autant que la scolarité ne soit pas prise en charge par ailleurs. Le budget alloué par le gouvernement et voté par les parlementaires (20 millions d’Euros) étant suffisant pour ces prises en charge. Il a également demandé que les parents d'élèves n'aient pas à faire l'avance des frais de scolarité. Ils n’ont pas à faire crédit à l’Etat.

Dans sa réponse, Monsieur BOCKEL a pris «l'engagement, [que] des instructions seront à nouveau données aux postes diplomatiques et consulaires, afin que la mesure soit bien comprise, qu'il ne subsiste aucune ambiguïté, notamment sur la rédaction du nouveau formulaire ». Il a notamment réaffirmé que « les revenus ont une importance pour l'attribution des bourses, mais non pour la prise en charge par l'État des frais de scolarité. » Le Secrétaire d’Etat a enfin rappelé que « S'agissant de l'instruction des dossiers au titre de l'année en cours, l'AEFE a rappelé aux postes diplomatiques et consulaires qu'aucune pièce justificative ne devait être exigée des familles et qu'aucun plafond n'avait été fixé en fonction des revenus déclarés de celles-ci ou du montant des frais de scolarité.»

Oui, il y aura bien des députés des Français de l’étranger !

Nicolas SARKOZY s’est de nouveau exprimé devant la communauté française de Ryad, puis d’Abou Dhabi, sur la création de députés des Français de l’étranger. Il réaffirme ainsi son engagement. « Je voudrais d’ailleurs dire, parlant sous le contrôle de Bernard [KOUCHNER], qu’il n’y a aucune raison - si je me heurte à des corporatismes, cela m’est totalement indifférent pour faire ce que j’ai à faire, pour moderniser la France - il n’y a aucune raison que les Français de l’étranger puissent voter pour un sénateur et n’aient pas le droit, comme tous les autres Français, de voter pour député. Il y aura donc des députés qui représenteront les Français de l’étranger, c’est une question d’égalité. […] Il y a deux millions de nos compatriotes qui vivent à l’étranger, je veux qu’ils aient les mêmes droits que les autres. On ne peut pas dire aux gens : tentez l’aventure de l’expatriation, on en a besoin et en résumé, vous aurez moins de droits que les autres. Vous voterez pour des députés, comme les autres Français. »

Sécurité des Français à l’étranger : la dépêche du Quai d’Orsay

La direction de la Communication et de l’Information du Ministre des Affaires étrangères et européennes publie cette semaine un article faisant le point sur cette « priorité absolue » du Ministère. La publication numérique rappelle qu’une équipe de 15 agents constituée en deux pôles (la Cellule de veille sur la sécurité des Français à l’étranger et la Cellule d’appui aux situations individuelles difficiles) est mobilisée, et annonce que le Ministère souhaite « renforcer ses moyens d’action en matière de veille et de gestion des crises. Ces équipes travaillent actuellement à se doter des outils les plus modernes de veille et d’anticipation, avec la mise en place d’une structure intégrée, le Centre Opérationnel de Veille et d’Appui à la gestion de Crise (COVAC) qui devrait être opérationnel durant l’été 2008. ».

18.01.2008

Les libéraux de l'UMP restent sur leur faim

S'ils louent le dialogue entre les partenaires sociaux, les « réformateurs » de la majorité ne voient dans ce compromis qu'un premier pas.
« Pas mal mais peut mieux faire ». Cette notation d'un élu, qui tranche avec l'enthousiasme affiché par les ténors de la majorité, en témoigne : le projet d'accord sur le marché du travail conclu entre les partenaires sociaux a laissé les libéraux de l'UMP sur leur faim. En dépit de quelques « avancées », ils jugent surtout le texte « perfectible » et « loin du compte ». « Ce compromis n'a de sens que si c'est une étape dans le mouvement. Il n'a pas achevé le sujet », prévient Gérard Longuet, sénateur de la Meuse et vice-président des Réformateurs, club qui rassemble une centaine de parlementaires. « Le médicament est bon mais la posologie est un peu modeste », renchérit Jean-Michel Fourgous, le député des Yvelines. Elu de la Drôme, le villepiniste Hervé Mariton se plaît à relever, lui, que « ce n'est pas une rupture » et qu'« on est assez loin de la révolution contractuelle » souhaitée par François Fillon.

Eloge de la méthode

Certains libéraux regrettent que la durée de la période d'essai n'ait été augmentée que par dose « homéopathique » sans mettre un terme à « la peur d'embaucher ». D'autres auraient aimé que le droit du travail soit véritablement simplifié alors qu'est créé un nouveau contrat, le « CDD à objet défini ». Rêvant que les entrepreneurs n'aient pas toujours à justifier les raisons d'un licenciement, ils assurent que le nouveau dispositif ne va pas réduire les recours judiciaires. Mais ils marchent sur des oeufs. La plupart des élus, comme le député du Gard Jean-Marc Roubaud, renvoient leurs espoirs de « faire bouger les lignes » aux accords de branche et d'entreprise. Et les quelques-uns qui se disent prêts à monter au créneau lors de l'examen du texte au Parlement assurent ne pas vouloir être « brutaux », s'inquiétant de savoir si les Français les comprendront.

Faute de mieux sur le fond, les « réformateurs » de l'UMP se consolent en faisant l'éloge de la méthode. « Une rupture culturelle », dit Jean-Michel Fourgous. « Nous avons comme réflexe de faire confiance à la politique contractuelle. Mieux vaut un accord imparfait conclu par les parties qu'un accord parfait qui ne soit pas accepté », explique Gérard Longuet. Louis Giscard d'Estaing, le député du Puy-de-Dôme, se fait lui aussi pragmatique : « Ce qui à travers le dialogue permet de faire bouger les lignes est toujours positif. »

http://www.facebook.com/topic.php?topic=4978&uid=7208...

16.01.2008

Langues régionales: l'UMP reporte le débat après les municipales

f90233a03963328d8e1c38b16c655dbc.jpgLes députés UMP ont décidé de renvoyer à l'après-municipales la question de l'adhésion de la France à la Charte européenne des langues régionales, en découplant ce débat de la ratification du traité européen, a annoncé mardi leur chef de file Jean-François Copé.

"Nous avons décidé de reporter à un peu plus tard la démarche engagée par le vice-président de l'Assemblée, Marc Le Fur et une soixantaine de nos collègues, qui souhaitaient déposer un amendement pour les langues régionales", a-t-il expliqué à l'issue de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée.

"Avec l'accord du Premier ministre François Fillon, nous avons proposé que cela donne lieu à un débat spécifique, découplé de la réforme constitutionnelle, qui aura lieu après les municipales en préalable à la grande révision constitutionnelle" sur les institutions françaises, a-t-il précisé.

M. Le Fur n'a guère apprécié cette présentation des faits par M. Copé.

"J'ai déposé un amendement. Il a été repoussé en commission ce matin mais je compte aller jusqu'au bout de ma démarche en le défendant à nouveau dans l'hémicycle", a déclaré à l'AFP le député des Côtes d'Armor, irrité qu'on lui dise "à chaque fois que ce n'est pas le bon moment et qu'on verra plus tard".

Cet amendement au projet de loi constitutionnelle vise à lever l'obstacle de la ratification de cette Charte européenne, signée en 1999.

M. Copé a par ailleurs réaffirmé la volonté du groupe UMP de "soutenir la démarche proposée par le président de la République" sur le traité européen.

"Nous sommes déterminés à faire en sorte que la France, comme nous le souhaitons de tout coeur, soit l'un des tout premiers pays à ratifier le traité de Lisbonne", a argué M. Copé.

Mardi matin, "nous avons fait une démonstration de force en repoussant l'initiative des communistes en faveur d'un référendum", a ajouté M. Copé qui a ironisé sur les difficultés du PS à arrêter un positionnement lisible sur le processus de ratification du traité de Lisbonne.

13.01.2008

Conquise par Blair, l'UMP lance sa campagne pour des municipales "nationales"

Nicolas Sarkozy et Tony Blair le 12 janvier 2008 à Paris Nicolas Sarkozy, le 12 janvier 2008 à Paris

 L'UMP a lancé samedi sa campagne pour des municipales élevées au rang de "test national" en fustigeant le "vieux" Parti socialiste et en prônant l'ouverture, incarnée par son invité Tony Blair dont le discours truffé d'humour a réussi à éclipser celui de Nicolas Sarkozy.

Devant près de 3.000 cadres du parti du président réunis au Palais des sports à Paris, François Fillon a clairement donné une dimension nationale au scrutin des 9 et 16 mars, assurant que "ce qui se fait pour la France n'est pas dissociable de ce qui peut se faire dans nos communes".

"Ce n'est pas parce que les enjeux sont locaux qu'il n'existe pas une réalité nationale", a jugé le Premier ministre avant l'arrivée du chef de l'Etat, qui n'a pas du tout évoqué les futures échéances.

Les municipales constitueront "un premier test pour la majorité" et pour "son action", a insisté le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé.

Cette "nationalisation" du scrutin divise les rangs de la majorité. Jean-Pierre Raffarin a ainsi mis en garde vendredi contre une "politique locale" qui "ne soit pas systématiquement un enjeu national". "Sinon on mobilise surtout le camp adverse", a-t-il jugé.

Alors Premier ministre, M. Raffarin avait adopté la même ligne pour les régionales de 2004, où la droite avait essuyé une défaite cuisante.

"Oui, il faut politiser ces élections!", a renchéri à l'inverse Patrick Devedjian, le secrétaire général de l'UMP devant les cadres qui ont approuvé à 86% les têtes de liste des grandes villes.

Pour illustrer ce parti pris, les leaders de l'UMP ont sonné la charge contre le PS, l'un des "plus conservateurs d'Europe", a estimé M. Fillon, l'accusant de vouloir "duper" les électeurs.

"Le PS n'est plus un parti de gouvernement (...) c'est devenu une société civile immobilière dont le principal souci est de trouver le concierge de la rue de Solferino!", a raillé M. Raffarin.

Même si certains ont un temps traîné des pieds, les dirigeants de l'UMP ont repris samedi son credo d'ouverture, revendiquant la présence sur leurs listes d'un millier de candidats issus de "la gauche, du centre, de la diversité et de la société civile".

"Je veux que la tolérance, l'ouverture, la main tendue soit la marque de fabrique de la droite et du centre français, le sectarisme et la fermeture la marque de fabrique de la gauche", a lui-même plaidé le chef de l'Etat.

Pour justifier la présence d'un président à une réunion nationale d'un parti, une première, M. Sarkozy a affirmé que ce serait "mépriser les partis politiques que de prétendre qu'il ne serait pas digne du président de la République d'aller s'exprimer devant eux".

Mais, une fois n'est pas coutume, Nicolas Sarkozy, au ton toujours très mordant, s'est fait voler la vedette par l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, longuement ovationné après un discours sur la réforme tout en humour et en rondeurs.

Dans un français parfait, il s'est positionné sur l'échiquier mondial: "moi, je suis un politicien de centre gauche".

"Aux Etats-Unis, je serais démocrate, au Royaume Uni, je suis travailliste, en France, je serais... probablement au gouvernement", a-t-il poursuivi sous les rires et les applaudissements. "Non, je plaisante. Je serais au Parti socialiste, aux côtés de ceux qui ont à coeur de le transformer", s'est amusé celui dont le nom est fréquemment cité pour la future présidence de l'UE.

Nicolas Sarkozy en aurait, lui, volontiers fait un de ses ministres: "un socialiste comme ça, il a toute sa place au gouvernement!".

12.01.2008

UE: la France prête ses diplomates

Stéphane Kovacs
11/01/2008 | Mise à jour : 20:33 |
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Le Quai d'Orsay (Soriano/Le Figaro)
Le Quai d'Orsay (Soriano/Le Figaro)

Paris a mis 110 ambassades à la disposition de la présidence slovène.

DANS plus de la moitié du monde, la France assume déjà, par procuration, la présidence de l'Union européenne. Comme Ljubljana, qui assure la présidence tournante depuis le 1er janvier, ne dispose pas d'infrastructures diplomatiques suffisantes, Paris a mis 110 de ses ambassades à sa disposition. De Bogota à Katmandou, ces « boîtes aux lettres de Bruxelles » serviront, explique le Quai d'Orsay, à « faire connaître les positions de l'Union, à communiquer ses requêtes et à faire remonter les informations pour alimenter le processus politique à Bruxelles ».

Avec 158 ambassades, 17 représentations et 98 postes consulaires, le réseau diploma­tique français le deuxième dans le monde, après celui des États-Unis est l'un des plus organisés. Un réseau fortement sollicité sur certains continents, comme l'Afrique, où la France est le pays le plus représenté.

Ainsi, pour Jean-Marc Simon, aujourd'hui ambassadeur de France au Gabon, assurer la présidence de l'Union, « c'est la routine ! ». « Quand j'étais ambassadeur en République centrafricaine, de 1996 à 2001, j'étais le président en permanence ! se souvient-il. Et depuis 2003, à Libreville, je l'exerce pour la troisième fois ! Il s'agit d'animer la coopération politique entre les chefs de mission, de conduire le dialogue entre les autorités locales et la société civile, d'effectuer des démarches ponctuelles au nom de la présidence. »

Lorsqu'une présidence ne peut assurer sa représentation dans un État, la présidence suivante assume cette tâche si elle le peut. Sinon, un roulement se met en place, selon les possibilités locales. « De toute façon, précise-t-on au Quai d'Orsay, en septembre 2006, on a adopté le concept de trio présidentiel : pour chaque période de dix-huit mois, les trois présidences consécutives élaborent, en étroite collaboration avec la Commission, un programme commun, afin d'assurer la cohérence et le suivi de leurs travaux. » Le premier trio de présidences est actuellement composé de l'Allemagne, du Portugal et de la Slovénie. Le prochain comprendra la France, la République tchèque et la Suède.

Démarche en troïka

 

Le Portugal, qui vient d'achever sa présidence, se fait souvent représenter par l'Espagne, mais a également dû faire appel à la France : 26 ambassades françaises ont aidé Lisbonne durant le dernier semestre. « Il y a quelques mois, par exemple, raconte Jean-Marc Simon, on a fait une démarche en troïka, l'ambassadeur d'Espagne, qui exerçait la présidence pour le Portugal, le délégué de la Commission européenne et moi, qui représentais les Slovènes, pour que le Gabon soutienne un projet de moratoire sur l'abolition de la peine de mort, présenté par l'UE aux Nations unies. »

Mais il y a aussi des pays, comme la Somalie ou le Bhoutan, où la France n'a pas d'ambassade. Qui y exercera, pour la France, la présidence locale au deuxième semestre ? Soit un autre État membre, s'il est représenté, soit l'ambassade de France d'un pays voisin : dans le cas de la Somalie, par exemple, la présidence sera assurée du Kenya.

À part « quelques comptes rendus de réunion supplémen­taires », conclut Jean-Marc Simon, représenter les Slovènes ne devrait pas signifier de changement important. « Mais, à partir du 1er juillet , je présiderai pour la première fois au nom de mon propre pays ! souligne-t-il. Et comme la présidence française va être très active, avec beaucoup d'idées à faire passer, on risque d'être un peu plus impliqués… »

11.01.2008

VOUS POUVEZ SUIVRE EN DIRECT SUR INTERNET DEMAIN LE CONSEIL NATIONAL DE L'UMP....

Chers Amis,

Le premier grand moment fort pour l'UMP en ce début d'année 2008 sera le Conseil national qui se tiendra demain samedi 12 janvier, avec la participation exceptionnelle de l'ancien Premier ministre de Grande-Bretagne, Tony Blair, et de Nicolas Sarkozy. Suivez cet évènement en direct sur www.u-m-p.org à partir de 9h00.

Bien cordialement,

Claude GUILLEMAIN

Délégué UMP Mozambique

+ 258 82 402 4967_,___

09.01.2008

Le service minimum à l'école

Le service minimum dans les écoles primaires, c'est pour dans quinze jours. Anticipant sur la rentrée 2008, Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale, demande aux maires des communes volontaires de l'expérimenter dès le 24 janvier, date de grève nationale à l'Éducation nationale. Il a envoyé hier une «note» détaillée à l'attention des recteurs : le financement du dispositif sera assuré à partir des fonds correspondant aux retenues sur salaire des enseignants grévistes : les mairies recevront 90 euros par tranche de quinze élèves à garder.

Les maires organiseront l'accueil des enfants dans leurs centres d'accueil ou lieux de loisirs, en s'appuyant sur le personnel issu de diverses structures associatives, puis ils seront remboursés. Depuis 2003, pour chaque jour de grève, l'État prélève en effet un trentième du salaire des professeurs grévistes , une manne non négligeable. Les enseignants qui veulent faire la grève devront quant à eux impérativement se déclarer 48 heures à l'avance. Interrogé sur un possible échec, le ministre a indiqué qu'il discuterait avec les syndicats si ça ne marchait pas, mais qu'il ne reculerait pas sur ce sujet.

Les Français de l'Etranger sont des gens pragmatique. Aussi, souhaitons qu'un système équivalent soit organisé dans les Ecoles Françaises à l'Etranger et que cette conception originale du service minimum conduise, en toute logique, et au premier chef, les directions d'écoles à assurer un service minimum en cas de grève des enseignants, et en deuxième recours, les Ambassades et Consulats à prévoir un accueil des enfants dans tous les cas.

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