09.05.2008

Assemblée nationale: Une grande première et la fin d’un tabou : un débat sur les langues régionales.

Pour la première fois en séance publique, Bretons, Alsaciens, Catalans, Corses, Occitans, Béarnais: une vingtaine d'élus, ont revendiqué la reconnaissance de leur identité régionale, déplorant, parfois avec passion, le déclin "des langues de France".

La France, possède 75 langues régionales.

Les députés ont réclamé "du concret sur l'éducation, les médias, Internet, la signalétique" et "une belle et grande loi" ainsi que la ratification par la France de la Charte européenne sur les langues régionales dont s'est doté le Conseil de l'Europe en 1992. La France l’a signée en mai 1999, mais jamais ratifiée.

La ministre de la Culture, Christine ALBANEL a confirmé que la France ne ratifierait pas la Charte européenne, "contraire à nos principes". La ministre s'est cependant engagée à proposer un texte de loi, réclamé par de nombreux députés.

25.04.2008

Vers une meilleure représentation des français de l’étranger

L’UMP salue l’avancée démocratique fondamentale que constitue la représentation des français de l’étranger au sein de l’Assemblée Nationale.

La modification de l’article 24 de la Constitution que propose le projet de loi de réforme constitutionnelle, adopté ce matin au Conseil des Ministres, permettra l’élection de députés représentant les Français établis hors de notre pays.

Cette disposition respecte un engagement de campagne majeur de Nicolas SARKOZY et répond à une attente légitime de nos compatriotes qui vivent à l’étranger.

Elle se propose de mettre un terme à une situation inéquitable qui conduisait à identifier deux catégories de citoyens. C’est donc un progrès indiscutable proposé à notre démocratie.


Claude Guillemain

19.04.2008

Un «Grenelle» pour revigorer la politique familiale

18/04/2008 | Mise à jour : 22:34 |
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1637176878.jpgPar Marc Le Fur. Le député des Côtes d'Armor et vice-président de l'Assemblée nationale se fait l'ardent défenseur d'une refondation de notre politique familiale.

Oui, notre pays a besoin de faire des économies budgétaires. Oui, la dette de la Nation doit être réduite. Oui, les politiques publiques doivent être révisées. Le Gouvernement avance courageusement sur tous ces fronts. Mais il ne faut pas confondre la révision des politiques et le rejet des principes qui les fondent.

Parmi les grands principes qui font l'objet du consensus national depuis les orientations du Conseil National de la Résistance, on trouve la politique familiale. Il s'agit bien de la politique familiale et non d'une politique sociale familiale. La politique familiale bénéficie à tous ceux qui se lancent dans l'aventure consistant à fonder une famille. La politique sociale familiale conditionnerait cette politique à des conditions de ressources. La politique familiale encourage toutes les familles là où la politique sociale familiale ne traite que des familles en difficulté.

Notre politique familiale est à la racine du succès démographique français que nous vivons. Elle ne se réduit pas à l'ouverture de places de crèches mais doit inspirer l'ensemble des politiques publiques. Savez vous que si l'Espagne et l'Italie sont entrées dans un «hiver démographique» qui s'apparente de plus en plus à une glaciation, c'est que le quotient familial n'existe pas dans le calcul de l'impôt ? Savez-vous que si l'Allemagne compte plus de cercueil que de berceaux, c'est qu'il n'existe pas d'allocations familiales ?

Savez-vous que la menace qui pèse le plus sur la Chine, c'est qu'elle sera vieille avant d'être riche ? Savez-vous enfin que la question des retraites qui se pose à nous aujourd'hui de façon abrupte, c'est essentiellement parce que nous n'avons pas été assez vigilants sur notre politique familiale il y a 40 ans. Pour certains d'entre nous, la politique familiale est un enjeu moral mais pour tous, elle doit être un enjeu politique. C'est le dynamisme démographique qui fait la force des Nations.

La politique familiale n'est donc pas une politique parmi d'autres. C'est un état d'esprit qui doit pousser tous ceux qui proposent des mesures politiques, le Gouvernement et le Parlement à se poser la question «Est-ce bon pour les familles ?».

Force est de constater que nous sommes pour le moment partis d'un mauvais pied, suscitant l'incompréhension de l'électorat traditionnel de la majorité.

La proposition du rapport Attali visant à attribuer les allocations familiales sous condition de ressources a constitué une première alerte. Pour la première fois depuis 1945, on dépassait la ligne jaune en proposant de réduire la politique familiale à une politique sociale familiale. Sans l'intervention de Jean-François Copé et de nombreux parlementaires du Groupe UMP, nous aurions purement et simplement cassé l'un des outils les plus efficaces de soutien aux familles.

Le récent cafouillage sur la suppression de la carte familles nombreuses est également une illustration de l'absence de prise en compte de la famille dans la définition de nos politiques publiques. Il a fallu l'intervention décisive du président de la République pour que la SNCF maintienne une tarification qui permette aux familles de bénéficier du formidable outil d'aménagement du territoire qu'est le TGV. Alors que le développement durable constitue une priorité du gouvernement, nous étions prêts à exclure du train les familles pour les encourager à utiliser leurs véhicules sur les longues distances !

Même le Grenelle de l'environnement égratigne la famille. Or, imaginons-nous un développement durable sans la famille ! L'instauration d'un bonus malus sur les véhicules automobiles neufs s'avère en effet particulièrement défavorable pour les familles car tous les véhicules 5, 6 places ou davantage, et plus particulièrement les monospaces, entrent dans la catégorie entraînant un malus allantde 750 euros à 1 600 euros en fonction du modèle. Il s'agit d'un véritable impôt sur les enfants. Ainsi, quand une famille achète une kangoo, qui n'est pas un modèlede luxe, sa facture s'alourdit de 750 euros. Quand une famille acquiert la première version de l'Espace, elle doit débourser 1 600 euros supplémentaires. Quelle question se pose une famille lorsqu'arrive le troisième enfant, celui qui fait la croissance démographique de la Nation ? N'est-ce pas la question du changement de véhicule ?Or, le système actuel favoriseles petits véhicules comme la smart. On ne met pas une familledans une smart !

Lors de la discussion du projet de loi de finances rectificative pour 2007, la commission des finances de l'Assemblée Nationale avait, à mon initiative, adopté un amendement en faveur de la familialisation du bonus-malus écologique. Mes collègues Mariton, Bouvard, Chartier et de Courson avait défendu cet amendement en séance. Le ministre du Budget nous avait alors promis d'en tenir compte dans la prochaine loi de finances. Il n'en est rien pour le moment, en dépit d'annonces discrètes dans la presse économique !

Enfin, les associations familiales ont quant à elles récemment fait part aux parlementaires de la majorité de leurs inquiétudes quant à la pérennité des avantages familiaux accordés aux retraités. Au moment où le pouvoir d'achat, y compris celui des retraités, est une question centrale, la remise en cause des avantages constituerait un mauvais signe.

Il est temps de revenir aux orientations qui ont guidé toutes les politiques familiales depuis 1945 et prendre les dispositions nécessaires pour encourager les familles. Au-delà de ces trois exemples concrets, c'est toute la philosophie de notre action politique qui est remise en cause. La majorité a toujours défendu les familles par le passé, contribuant ainsi à fortifier notre pays. L'oublier serait à court terme électoralement dangereux et à long terme dangereux pour le pays ! Afin de refonder une politique familiale, la remettre à la une des médias et à l'ordre du jour du Gouvernement, je propose dans ces lignes que soit organisé un «Grenelle des familles» qui saura donner toute sa place aux associations familiales.

18.04.2008

FONCTION PUBLIQUE. L’EVALUATION RENFORCEE

Le Livre blanc sur la fonction publique a été remis, hier, au gouvernement. Les deux suggestions phares : le recours aux contrats de droit privé et la rémunération au mérite.

Rémunération au mérite. Introduction du mérite dans la rémunération, par l’ intermédiaire d’ entretiens « périodiques » d’ évaluation remplaçant la notation actuelle. La part de l’ avancement automatique serait réduite au profit de la part liée à l’ emploi occupé et à la performance des agents. L’ entretien d’ évaluation qui doit s’ appuyer sur une « procédure » , des « objectifs » et des « critères » précis, permettrait aussi « d’ identifier les agents insuffisants de façon répétée » pouvant être licenciés. La possibilité de licencier existe déjà mais est peu employée.

Recours aux contractuels. Redéfinir la place des contractuels, évalués à 20 % des emplois publics. L’ administration pourra embaucher certains agents sur des contrats de droit privé dans cinq cas précis : carrières courtes (militaires), besoins occasionnels (remplacements), compétences spécialisées, salariés issus du privé, personnes ayant des difficultés pour accéder au concours (sans diplôme, handicapés, seniors). Actuellement, la plupart des contractuels sont soumis au droit public « moins protecteur » que le droit privé.

Une bourse de l’emploi public. Création d’une « bourse de l’ emploi public » où tous les postes vacants seraient mis en ligne, à l’ intention des agents. Lorsqu’un agent est affecté sur un poste, une « convention d’affectation », qui servira de référence pour son évaluation, précisera les fonctions exercées, leur durée, les objectifs, la rémunération, etc.

Des familles de métiers. La fonction publique serait organisée , en sept grandes filières : administration générale, financière et fiscale, sociale, éducation et recherche, culture, technique, sécurité.

Externalisation . Certaines tâches pourront être confiées à des entreprises extérieures, notamment de nature matérielle ou logistique.

17.04.2008

40 ans après 1968… Réveillons la jeunesse !

DERNIERE MINUTE : L’UMP LANCE L’OPERATION
“40 ans plus tard, la jeunesse qui bouge a changé de camp !”
Lire la dépêche AP et voir les communiqués !

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Le mouvement « 40 ans plus tard » a pour objectif de convaincre la jeunesse que, 40 ans après 1968, il est temps que celle-ci prenne à nouveau son avenir en main.

En effet, alors que 2007 a sonné le temps des réformes, c’est aujourd’hui à la jeunesse de prendre les devants sur le changement et la modernisation de notre société. En 2008, 40 ans après mai 68, la jeunesse doit enfin se saisir de son avenir.

Pourquoi Mai 68 ? Pourquoi 40 ans après ?
Pourquoi vouloir agir maintenant ?

A l’origine, Mai 68 a représenté le souffle contestataire d’une jeunesse en mal de liberté, souhaitant se débarrasser d’un héritage qui lui pesait.

Avant tout, Mai 68 a insufflé un air de liberté dans une société figée, archaïque, croulant sous les pesanteurs d’un monde ancien et d’un « passé qui ne passait pas ». Mai 68 a voulu se débarrasser de son héritage. A ce moment là, la jeunesse s’est saisie de son avenir pour changer sa société.

Mais la génération 68 nous a, à son tour, légué un héritage lourd de conséquences pour notre jeunesse : la perte de repères et de valeurs.

Alors qu’en 68 l’avenir était synonyme d’ennui, pour notre génération, il est synonyme de peur.

En effet, génération des années 2000, nous sommes nés dans un monde globalisé, en mal d’identité, dans un contexte de chômage et de méfiance envers la réussite individuelle. Notre jeunesse est réticente face aux réformes, elle se méfie de la globalisation et des bouleversements du monde moderne.

Alors, « 40 ans plus tard », c’est à nous, génération des années 2000, de remettre en question l’héritage de la génération 68 et de construire la société que nous voulons.

La jeunesse des années 2000 doit retrouver le goût de l’avenir, de la liberté, de la réussite et de l’esprit d’initiative. La jeunesse des années 2000 doit retrouver le goût du changement.

Nous voulons être les deux mille huitards de notre société !
Nous voulons libérer notre jeunesse !
Nous nous battrons contre la fatalité de l’immobilisme !

Nous voulons être une génération enthousiaste, embrassant l’avenir et désirant y participer avec force, convaincue que l’ambition et le travail de chacun sont gages de réussite pour tous.

40 ans après mai 68, la jeunesse qui bouge existe :
elle dépend de nous !