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07.11.2008

Sondages : Sarkozy remonte en flèche

C’EST ce qui s’appelle une remontée spectaculaire : avec une cote de confiance de 47 %, Nicolas Sarkozy gagne sept points dans le baromètre mensuel télé. François Fillon, qui devance régulièrement le chef de l’Etat dans ce baromètre depuis un an, gagne de son côté cinq points, à 48 %. Le Premier ministre n’a plus qu’un petit point d’avance sur Sarkozy alors que l’écart entre les deux têtes de l’exécutif s’était creusé jusqu’à 17 points (55 % contre 38 % en mars 2008).

C’est la première fois depuis janvier 2008 que le pourcentage de Français qui font confiance au président de la République est plus important que le pourcentage de ceux qui ne lui font pas confiance : 46 % seulement en novembre, contre 55 % en octobre.

Ce sont les plus de 65 ans qui, comme toujours, font le plus confiance à Sarkozy (65 %), avec les artisans et commerçants (61 %), les retraités (61 %) et les employés (51 %). Les ouvriers (32 %) sont les plus sceptiques.

Sur l’échiquier politique, les sympathisants de gauche ne sont que 29 % à faire confiance au président, mais avec une légère pointe de 32 % dans l’électorat socialiste. La droite, elle, sans surprise, fait bloc : 88 % de cote de confiance avec un pic à 91 % dans l’électorat de l’UMP. Les électeurs du MoDem sont partagés : 47 % font confiance, 48 % ne font pas confiance. Un résultat très… centriste, qui ne fera pas forcément plaisir à François Bayrou.

Dans l’attente de résultats


La crise, si l’on ose dire, a donc du bon. Hyperactif depuis le début du marasme financier, présent sur la scène européenne et internationale en tant que président en exercice de l’Union, Sarkozy s’est installé à la barre par gros temps un exercice de nature à le stimuler et, si on a bien compris, il n’a pas forcément envie de laisser la place… alors même qu’il doit passer le gouvernail à la République tchèque le 1 e r janvier 2009. Tout indique en tout cas que l’opinion sait gré au chef de l’Etat d’avoir pris la crise à bras-le-corps. Ça ne veut pas dire que les résultats seront au rendez-vous : si la crise économique et la remontée du chômage succèdent à la crise financière, le président et l’équipe gouvernementale auront intérêt à obtenir des résultats. Mais après des mois de déception ou d’attentisme, ils donnent quitus à Nicolas Sarkozy d’occuper la fonction présidentielle.

Le Parisien

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES


Prise en charge des frais de scolarité plafonnée ?

C’est du moins l’objet de l’amendement voté par la commission des Finances du Sénat, à l'unanimité. Le texte plafonne la prise en charge des
frais de scolarité des enfants français à l'étranger en fonction du revenu, dans le cadre de l'examen des crédits de la mission Action extérieure de l'Etat du projet de loi de finances pour 2009. La commission évalue le coût de cette mesure à maturité, à « plus de 700 millions d'euros annuels ».

L'amendement proposé par le rapporteur (UMP) Adrien GOUTEYRON « répond à des considérations d'équité, compte tenu du contexte économique difficile que traverse notre pays », dit la commission. Rappelons que la mesure de prise en charge n’ayant pas été généralisée à toutes les classes, et en l’absence de tout bilan, le coût estimé par la commission n’est qu’une hypothèse de travail.

 

01.11.2008

UMP. Devedjian jette un pavé dans la mare

Patrick Devedjian appelle à sortir de « l’hypocrisie » et souhaite que Nicolas Sarkozy redevienne le président de l’UMP.

Le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, a jeté un pavé dans la mare, cette semaine, en invitant Nicolas Sarkozy à reprendre officiellement les commandes du mouvement. Le patron de l’UMP et des Hauts-de-Seine, cible de toutes les attaques depuis des mois à la direction du parti et dans son département, a appelé à « sortir de l’hypocrisie ». « Dans toutes les démocraties du monde, le chef de l’Exécutif, c’est celui du parti vainqueur », a-t-il fait observer sur LCI, citant l’exemple britannique. « Je suis un chef de parti qui n’est pas présidentiable et qui ne veut pas l’être. Donc je ne suis que l’auxiliaire de Nicolas Sarkozy. Il y a donc un besoin de sa présence », a-t-il insisté. Patrick Devedjian a été rejoint par le député UMP de Paris, Claude Goasguen, qui a aussi qualifié, hier, d'« hypocrisie », le fait que Nicolas Sarkozy ne soit pas patron en titre du parti majoritaire.

Un « lien fort »

« Ça n’est pas possible ! », leur a répondu le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, parce que Nicolas Sarkozy « est président de tous les Français ». « C’est antinomique avec ses fonctions présidentielles », fait-on observer dans l’entourage du chef de l’Etat. De son côté, Yves Jego, secrétaire d’Etat à l ’Outre-Mer , estime , dans L e Figaro , que le lien entre le Président et le parti majoritaire « est fort mais pas juridique. » Dans les rangs de l’UMP, certains avancent que Patrick Devedjian vise, par ses propos, à contrecarrer son secrétaire général adjoint, Xavier Bertrand, à qui l’on prête des ambitions présidentielles.

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